Le boom des magasins «cash-converters»

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Crise oblige, certains Français sont contraints de revendre des objets (CD, ordinateurs, bijoux...), pour vivre. Les magasins d'achat-vente, comme le leader Cash Converters, se développent donc à grande vitesse.


De l'argent cash et tout de suite. C'est ce que veulent une partie des Français. Conséquence de la crise, les magasins d'achat-vente sont en plein boom. Le leader mondial, Cash Converters passe cette année de 75 à 95 magasins en France. En 2010, la franchise a racheté pour 30 millions d'euros d'objets, de matériel à des particuliers, allant du simple CD à 50 centimes au collier en or à quelques milliers d’euros.
Depuis quatre ans, ce type de magasins se développe en France. Le système est simple : vous avez des objets à liquider. Vous pouvez les échanger contre des billets. Après, le magasin se fera une marge en les revendant plus cher.

« L'avantage ? On a l'argent tout de suite ! »

Thierry vient au Cash Converters toutes les semaines. Au chômage, avec un enfant à charge, il ne s'en sort pas. Là il vend son PC portable pour 80 euros : « Je n’ai pas le choix. Portable, CD, DVD… j’ai vendu de tout. Mais je m’accroche ! L’avantage ici c’est qu’on a l’argent tout de suite. Ça ne m’intéresse pas d’aller faire les petites annonces ».
Son ordinateur portable sera revendu 169 euros. Le magasin fait de belles marges et se développe.

« Une grosse tuile, une facture imprévue... »

Jean-Pascal Cordier, gérant du Cash Converters de Nanterre (Hauts-de-Seine), reconnaît que « la crise aide un peu, et même pas mal. Entre 3 et 5% des gens viennent parce qu’ils ont une grosse tuile, une facture imprévue… Et aussi, pour  certains, pour se faire plaisir, avoir un peu plus de sous, pas forcément pour manger – je l’espère –, mais pour aller au ciné, faire quelque chose qu’ils n’auraient pas pu faire autrement ».

Les dépôts explosent au Crédit Municipal de Paris

Le succès est tel que le Crédit Municipal de Paris propose à partir de ce jeudi une exposition retraçant l'histoire des prêts sur gage au Mont-de-Piété, où l'on pouvait échanger toutes sortes d'objets de valeur contre de l'argent liquide. Désormais, ça se fait toujours mais au Crédit Municipal de Paris dans le Marais (4e arrondissement), où les dépôts ont explosé cette année : près de 60% de plus par rapport à 2007. Notamment grâce à l'augmentation du prix de l'or.

La Rédaction, avec Alexis Bédu