Des jeunes honorent la mémoire de Mohamed Merah à Toulouse

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Une trentaine de jeunes gens, essentiellement des filles, se sont rassemblés samedi dans le quartier toulousain des Izards, où a grandi Mohamed Merah, pour honorer la mémoire du tueur de sept personnes abattu jeudi par la police, comparant leur douleur à

Une trentaine de jeunes gens, essentiellement des filles, se sont rassemblés samedi dans le quartier toulousain des Izards, où a grandi Mohamed Merah, pour honorer la mémoire du tueur de sept personnes abattu jeudi par la police, comparant leur douleur à

TOULOUSE (Reuters) - Une trentaine de jeunes gens, essentiellement des filles, se sont rassemblés samedi dans le quartier toulousain des Izards, où a grandi Mohamed Merah, pour honorer la mémoire du tueur de sept personnes abattu jeudi par la police, comparant leur douleur à celles des familles des victimes.

Une centaine de membres des forces de l'ordre ont entouré cette manifestation statique au cours de laquelle une femme portant un voile intégral a harangué le groupe.

"Nous ce qu'on demande aujourd'hui c'est qu'on arrête de diaboliser Mohamed, ça y est, il est mort", a-t-elle dit.

"On partage la douleur et la peine des familles car c'est la même douleur pour nous ici," a dit la jeune fille, qui a refusé de donner son nom. "Je pense que ce qui l'a influencé, c'est ce qu'il a vu dans ses multiples voyages. Il n'a pas pu gérer tout ça. Ça restait un adolescent dans sa tête, malgré ses 23 ans."

La police toulousaine avait détecté des appels à manifester samedi matin et a empêché le groupe d'en rejoindre un autre. La manifestation s'est dispersée en fin d'après-midi sans incident.

Une enseignante d'un lycée de Rouen a été suspendue vendredi après avoir demandé à ses élèves d'observer une minute de silence en mémoire de Mohamed Merah.

L'initiative, relayée par les élèves au chef d'établissement puis au rectorat de Rouen (Seine-Maritime), a été aussitôt condamnée par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

La rectrice de l'académie de Rouen, Florence Robine, a assuré que les propos avaient été "extrêmement choquants" et que l'enseignante "n'en percevait pas la gravité".

Florence Robine a précisé que la professeur d'anglais en cause allait faire l'objet d'une procédure disciplinaire et que 16 élèves sur une classe de 20 étaient sortis de classe pour protester, les autres restant pour demander des explications.

Nicholas Vinocur, édité par Yves Clarisse

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