Hollande en visite surprise en Afghanistan

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Le président français François Hollande a atterri à Kaboul vendredi matin, à 6h07, pour une visite surprise de plusieurs heures en Afghanistan. Le chef de l’Etat s’est d’abord rendu à la base de Nijrab, dans la vallée de la Kapisa, où sont stationnés la majorité des soldats français engagés dans le pays. Il a tenu à leur expliquer directement pourquoi il a décidé d'anticiper leur retrait, prévu avant la fin de cette année. Un retrait qui se fera de manière « ordonnée, coordonnée » et « en bonne intelligence avec nos alliés » a-t-il déclaré.

« Le temps de la souveraineté afghane est venu », a ajouté François Hollande. « La menace terroriste qui visait notre territoire, sans avoir totalement disparu, a été en partie jugulée (…) Merci de ce que vous avez accompli pour la France, de ce que vous faites pour l'Afghanistan », a-t-il dit aux soldats français, engagés au sein de la force internationale de l'Otan, et qui sont encore 3.400 en tout présents dans le pays.
Le départ « non négociable » des quelque 3 400 soldats français encore en Afghanistan « sera ordonné et coordonné (...) en bonne intelligence avec nos alliés », a déclaré François Hollande sur la base de Nijrab, dans la vallée de la Kapisa.
François Hollande devait préciser le calendrier en 3 étapes du retrait de nos militaires. D'abord un retour d'ici la fin de l'année des troupes combattantes. Les unités chargées d’assurer la protection de ce désengagement et de la logistique quitteront l’Afghanistan courant 2013 et les soldats français envoyés au titre de la coopération et de la formation de l’armée et de la police afghane resteront sur place conformément au traité de coopération conclu entre la France et en adéquation avec la feuille de route de l’Otan. Un seul bataillon resterait donc dans le pays et serait basé à Kaboul, disposant d’un hôpital de campagne, d’hélicoptères et d’une unité chargée de la formation et de la coopération.

Puis François Hollande s’est entretenu avec le président Afghan Hamid Karzaï. Au menu des discussions : le retrait français mais aussi la question de la coopération franco-afghane concernant notamment la formation des militaires, des policiers afghans. La question d'une aide financière a également été abordée.
Dans sa visite, le chef de l'Etat était accompagné de Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, qui devaient eux aussi s'entretenir avec leurs homologues respectifs.

 

La Rédaction avec Anthony Trautmann