Des archives sur Gandhi aux enchères en juillet à Londres

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LONDRES (Reuters) - Des lettres, documents et photographies apportant un nouvel éclairage sur la vie du Mahatma Gandhi, notamment sur ses années...

LONDRES (Reuters) - Des lettres, documents et photographies apportant un nouvel éclairage sur la vie du Mahatma Gandhi, notamment sur ses années passées en Afrique du Sud, seront vendues aux enchères le 10 juillet à Londres.

Les commissaires priseurs de Sotheby's estiment que les 18 lots devraient être dispersés entre 500.000 et 700.000 livres (620.000 à 870.000 euros).

Ces archives renferment au total plusieurs milliers de pièces. Elles appartenaient à Hermann Kallenbach, un proche ami de Gandhi qui l'a rencontré en 1904 à Johannesburg.

Si peu de documents sont signés de la propre main du père de l'indépendance indienne, ces documents sont une source biographique majeure sur l'une des figures les plus révérées du XXe siècle.

"La vaste majorité de cet ensemble est inconnue et inédite, et n'a plus été exploitée par des universitaires depuis une ou deux générations", explique Gabriel Heaton, spécialiste des livres et des manuscrits chez Sotheby's.

L'appétit des collectionneurs pour tout ce qui a trait à la vie de Gandhi ne s'est jamais démenti depuis sa mort.

En avril, un échantillon de terre et de brins d'herbe présenté comme provenant des lieux de son assassinat, en 1948, a été vendu 10.000 livres (12.500 euros) lors d'une précédente vente aux enchères. Une paire de lunettes lui ayant appartenu a été adjugée à 34.000 livres (42.000 euros).

Gandhi, poursuit Gabriel Heaton, "est une des figures les plus imposantes du XXe siècle. Il n'existe qu'une petite poignée de personnes qui ont eu un tel impact sur l'histoire du monde."

Hermann Kallenbach et Gandhi se sont rencontrés en 1904 en Afrique du Sud, où le mahatma a vécu plus de 20 ans. Ses années sud-africaines ont eu une influence profonde sur sa pensée et sur l'appareil théorique de la lutte non violente qu'il a ensuite importé en Inde.

Mike Collett-White; Henri-Pierre André pour le service français

REUTERS