Plus d’un Français sur 5 a déjà espionné son partenaire

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La confiance au sein du couple n’est pas une évidence. Le portail internet Yahoo! a lancé un sondage sur le sujet. Plus d’un français sur 5 avoue avoir déjà consulté en cachette l’ordinateur ou le téléphone portable de son partenaire, et les...


Selon l’enquête publiée hier par Yahoo!, une femme sur 4 déclare avoir déjà consulté en cachette les mails, les SMS ou le compte Facebook de son compagnon. Ils sont 16% chez les hommes.
Chez ceux qui avouent être passés à l’acte, seuls 15% assument « une exploration régulière », et 24% avouent « ne l’avoir fait qu’une seule fois, sans récidive ». Mais la majorité (61%) reconnait consulter en cachette ordinateur et téléphone de temps en temps pour évacuer un doute.

Un jeune sur deux espionne régulièrement son conjoint

Premiers concernés, les jeunes : près d’un 15-25 ans sur 2 n’hésite pas à espionner les échanges virtuels de sa moitié. Pour 89% des plus de 50 ans, c’est au contraire « la pire chose à faire ».
Les plus curieux ont même un site, www.petitefouineuse.com, qui donne trucs et astuces aux filles pour espionner leur petit copain. « Je me suis rendue compte que j’avais pas mal d'amies qui voulaient espionner leur copain et ne savaient pas comment faire », raconte la fondatrice du site. Pour elle, rien de plus simple de découvrir un mot de passe de mail ou un code de répondeur quand on connait bien la personne.

« De plus en plus de ruptures naissent du portable ou d’Internet »

« J’exerce depuis plus d’une vingtaine d’années », explique Violaine-Patricia Galbert, thérapeute de couple à Paris. « Ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’histoires de rupture ou de crise de jalousie qui naissent du portable ou d’Internet. De plus en plus, les couples qui viennent me rencontrer pour des histoires d’infidélité me parlent de preuves sur des messageries ou des mails. »

« Espionner peut devenir quasi obsessionnel »

Une attitude qui n’est pas sans conséquence, et peut parfois mener jusqu’au divorce selon la thérapeute : « Quand on commence à fouiller, on est à l’affut, ça devient quasi obsessionnel. On commence à rentrer dans un cycle de défiance pour rapport à l’autre. Je conseille plutôt d’oser parler. Etre en conflit est une chose normale dans le couple, on ne peut pas passer 50 ans de sa vie en étant dans une confiance totale, donc il vaut mieux en parler ».

La Rédaction, avec Jamila Zeghoudi