Aung San Suu Kyi en visite à Paris

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L'opposante birmane Aung San Suu Kyi est arrivée à Paris ce mardi. Reçue avec les honneurs d'un chef d'Etat, elle y restera trois jours. Après s'être entretenue avec le président Hollande, elle doit rencontrer également des ONG et...

Aung San Suu Kyi lors de son passage en Suisse.

Aung San Suu Kyi lors de son passage en Suisse.

L'opposante birmane et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi est arrivée mardi après-midi à Paris pour une visite de trois jours, marquée par un entretien avec le président François Hollande. Arrivée en train en provenance de Londres, portant une robe turquoise et une veste rose, des fleurs jaunes dans les cheveux, l'icône de la démocratie birmane a été accueillie par Pascal Canfin, le ministre délégué au Développement, qui lui a remis un bouquet de fleurs bleues. « Aung San Suu Kyi est reçue avec les formes dues à son histoire, passée et présente», a expliqué un diplomate français.

« Sa visite est un signal fort »

Et la France déroule le tapis rouge pour la prix Nobel de la paix, accueillie selon un protocole habituellement réservé aux chefs d'Etat. « Sa visite est un signal fort de reconnaissance pour l'ensemble du pays, qui l'a soutenue depuis plus de vingt ans, quelle que soit la majorité au pouvoir à Paris. (...) Le président Hollande s'est engagé personnellement à ses côtés, il est très heureux de la recevoir », dit-on à Paris. La France veut renouveler, à travers cette visite, son soutien à l'opposante mais aussi dire sa disponibilité et celle de ses entreprises pour participer à la reconstruction d'un pays malmené par des décennies de dictature militaire.

Hollande prêt à accueillir le président birman

La « dame de Rangoun » termine en France une tournée triomphale en Europe après la Suisse, la Norvège et le Royaume-Uni. Elle s'est rendue au palais de l'Elysée pour un entretien avec le président Hollande. Celui-ci a d'ailleurs indiqué, au cours d'un point presse, qu'il était prêt à accueillir en France le président birman, l'ancien général Thein SHein, « s'il veut venir » : « Il a été présenté par Mme Aung San Suu Kyi comme un homme qui est sincère dans le mouvement qu'il a engagé (...) Nous soutenons tous les efforts qui peuvent être engagés pour la réussite de cette transition. La France doit être au service de la démocratie, tout ce qui peut être fait pour appuyer ou parfois faire pression sera fait », a poursuivi le chef de l'Etat.
Agée de 67 ans, la chef de file de l'opposition birmane doit aussi rencontrer les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, et le maire de la capitale Bertrand Delanoë, qui lui remettra mercredi le titre de « citoyenne d'honneur de la ville de Paris ». Des rencontres sont aussi prévues avec des ONG ainsi qu'avec des étudiants à l'université de la Sorbonne.

La Rédaction, avec agences.