Chevaline : un conflit familial à l’origine de la tuerie ?

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La voiture de la famille tuée mercredi à Chevaline en Haute-Savoie

La voiture de la famille tuée mercredi à Chevaline en Haute-Savoie

Le mystère de la tuerie de Chevaline en Haute-Savoie reste entier. Les enquêteurs attendent ce vendredi les résultats des analyses ADN et des autopsies des victimes du carnage survenu mercredi. Elles doivent permettre d'identifier formellement les victimes et leurs éventuels liens de parenté. Parmi les pistes suivies par les enquêteurs, l’une en particulier semble attirer l’attention des policiers.

Selon un témoignage RMC, l'histoire familiale de Saad Al-Hilli, le père de la famille assassinée, pourrait être une des causes du drame de Chevaline. Cet ingénieur chef d’entreprise d’origine irakienne était en conflit avec son frère au sujet de l’héritage que leur père leur a laissé. C’est ce qu’a confié sur RMC un ami de Saad, Zaïd, 47 ans. « Il y a un conflit entre Saad et son frère au sujet de l’héritage de leur père mort il y a un an. Il s’agit de plusieurs propriétés en Espagne, en France, en Suisse et en Irak. Il y a beaucoup d’argent en jeu et à cause de ça ils ne se parlaient plus. Saad et sa famille ont clairement été pris pour cible et je pense que cet élément doit être pris en considération ».
Selon la presse anglo-saxonne, le frère de Saad Al-Hilli s'est présenté jeudi soir de lui-même dans un commissariat.

Une autre question se pose aux enquêteurs : qui sont les tueurs ? Est-ce un règlement de compte, une mauvaise rencontre, un braquage qui a mal tourné ? Si pour le moment ils n’ont aucune certitude et sont très prudents avec les éléments dont ils disposent, la piste de tueurs professionnels n’est pas exclue. Pour Christophe Soullez, criminologue et chef de l’Observatoire national de la délinquance : « Le mode opératoire, c’est-à-dire une balle dans la tête, fait plus penser à un professionnel qu’à un braquage qui a mal tourné, d’autant qu’il faudrait prouver l’intérêt d’un braquage dans ces circonstances. Ça peut être une, deux, trois personnes. Aujourd’hui on ne sait rien. On pense plutôt à une exécution, à un règlement de compte. C’est le même mode opératoire mais en matière criminelle, on est parfois très surpris ».

La Rédaction avec A. Rosique et V.Joanin