PSA : Hollande promet de « réduire l'ampleur des suppressions de postes »

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François Hollande a déclaré ce mardi à Rennes que les pouvoirs publics feraient « tout » pour pouvoir « réduire l'ampleur des suppressions de postes » chez PSA touché par un plan de 8.000 suppressions d'emplois en France. Le chef de l'Etat a fait cette déclaration devant les représentants syndicaux de l'usine PSA de La Janais, près de Rennes. Elle intervient peu après les propos rapportés du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui a estimé que PSA était « réllement en difficulté » et avait besoin d’une « restructuration ».
« La volonté qui est la mienne, c'est le sens du dialogue que j'ai eu avec ces représentants, c'est de dire que nous devons tout faire pour réduire le nombre de suppressions d'emplois », a affirmé le président de la République. « Les pouvoirs publics feront tout pour que nous puissions réduire les suppressions de postes. C'est l'objet de la négociation qui va s'ouvrir », a-t-il insisté.
Il a aussi affirmé que les pouvoirs publics interviendraient également pour « faire en sorte qu'il y ait un nouveau véhicule sur Rennes en 2016, avec un volume suffisant pour assurer non seulement la pérennité du site mais son avenir ». « C'est un engagement du président de Peugeot », a souligné François Hollande.

Des propos mal perçues par une partie des syndicats, dont ceux du site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-St-Denis), qui demandent maintenant à être reçus par le président de la République qui avait promis de les rencontrer pendant la campagne électorale. François Hollande « s'était engagé à nous recevoir s'il était élu, mais on ne l'a toujours pas vu. Il faut qu'il prenne ses responsabilités », a clamé Tanja Sussest, délégué du syndicat maison SIA (syndicat indépendant de l’automobile), majoritaire sur le site. « On lui demande de nous recevoir entre le 17 et le 21 septembre c'est-à-dire la semaine prochaine », a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. « Il va falloir qu'il nous reçoive, il faut qu'il mouille la chemise, il faut qu'il prenne en main le dossier ».
Le 2 mai, François Hollande s'était brièvement entretenu avec des salariés de PSA Aulnay, qui manifestaient devant le studio où devaient débattre les deux candidats à la présidentielle. Selon les syndicats, il avait alors promis de les recevoir s'il était élu. « Il faut que François Hollande respecte sa promesse du 2 mai », a insisté M. Mercier. « On ira voir Hollande, il a promis de nous recevoir, il va nous recevoir, qu'il le veuille ou non », a expliqué Mohamed Khenniche, délégué SUD.

La Rédaction avec agences