Fonte record de la banquise cet été dans l'océan Arctique

6 opinions
- +

WASHINGTON (Reuters) - La fonte des glaces cet été dans l'océan Arctique a réduit la banquise dans des proportions jamais vues en 33 ans de relevés...

WASHINGTON (Reuters) - La fonte des glaces cet été dans l'océan Arctique a réduit la banquise dans des proportions jamais vues en 33 ans de relevés par satellites.

D'après l'US National Snow and Ice Data Center (NSIDC), la banquise ne couvrait plus qu'une superficie de 3,42 millions de km2 à la date du 16 septembre, soit la moitié de la moyenne basse enregistrée sur la période 1979-2000.

"Nous entrons en territoire inconnu", souligne le directeur du NSIDC, Mark Serreze, dans un communiqué publié mercredi.

"Même si nous savions de longue date qu'à mesure du réchauffement de la planète, les changements les plus précoces et les plus prononcés seraient observés dans l'Arctique, peu d'entre nous étaient prêts à observer que ces changements se produiraient à cette vitesse", ajoute-t-il.

Le recul de la banquise, un des signes du réchauffement climatique, se traduit aussi par une diminution de l'épaisseur de la couche de glace.

La glace saisonnière, formée dans l'année et plus fragile, est de plus en plus présente, au détriment des couches de glace accumulées au fil des années, qui résistent le mieux aux rayons du soleil.

La banquise de l'Arctique influe directement sur de nombreux phénomènes climatiques: plus son étendue diminue, plus les déplacements d'air chaud vers le nord et d'air polaire vers le sud sont marqués.

"C'est vraiment ahurissant, bien au delà de ce que prévoyaient les scientifiques il y a quelques années", s'est inquiété Bob Ward, de la London School of Economics and Political Science. "Il faut que nos décideurs politiques se réveillent et prennent conscience de l'ampleur et du rythme des conséquences du changement climatique."

Selon certains modèles climatiques, les eaux de l'océan Arctique pourrait être totalement dégagées l'été avant 2050.

Deborah Zabarenko; Henri-Pierre André pour le service français

REUTERS