A Bugarach, spéléologues, plongeurs et hélicoptères accueillent les illuminés

26 opinions
- +

A Bugarach, réputé pour échapper à la fin du monde, quelques illuminés attendent le vendredi 21 décembre alors que des hélicoptères et des spéléologues s’assurent que personne ne prend trop de risques. La police craignait l’arrivée « de 20...

Le village de Bugarach, au pied du pic du même nom où certains pensent qu'ils pourront échapper à la fin du monde

Le village de Bugarach, au pied du pic du même nom où certains pensent qu'ils pourront échapper à la fin du monde

Ils ne sont finalement pas si nombreux. A Bugarach dans l'Aude, l’un des lieux censés être épargnés par la fin du monde attendue par certains vendredi, on bien loin de l'arrivée massive de candidats à la survie imaginée au cours des dernières semaines. L’impressionnant dispositif de sécurité, avec deux hélicoptères dans le ciel, une centaine de gendarmes sur le terrain, sans oublier des équipes de plongeurs ou de spéléos pour surveiller les entrées des galeries souterraines du pic de Bugarach, y est peut-être pour quelque chose.

« On nous avait annoncé l’arrivée de 20 000 australiens ! »

« La situation est calme, normale, on n’a aucune arrivée ou prétendue arrivée de touristes en particulier. Pas de charters, de trains spéciaux, de locations de bus, de voyages organisés », explique le commandant Danième Goury de l'Escadron de Languedoc-Roussilon coordonne le dispositif. Et pourtant, les rumeurs sur un afflux massif d’illuminés avaient fait le tour du monde : « On nous avait annoncé l’arrivée de 20 000 australiens ! », raconte le commandant.

« Pas de fin du monde, mais la fin d’un cycle »

S’ils ne sont pas des milliers comme redouté, plusieurs dizaines de personnes sont tout de même venues dans la crainte de la fin du monde. C’est le cas de Sylvain-Pierre - son nom cosmique est Oriana, dit-il - un ancien cadre dirigeant d'un grand groupe informatique venu ici pour transmettre la bonne nouvelle. « Pas de fin du monde, mais la fin d’un cycle », selon lui, « ce qui est en train de s’accomplir, c’est un processus d’alchimie intérieure qui consiste à ce que chacun des êtres vivants sur la planète et dans le cosmos incarne l’amour ». Vendredi, il ne faut donc pas s’attendre à un cataclysme, mais à « quelque-chose à l’intérieur de nos corps qui se passe au niveau de nos cellules. Cette lumière dorée qui est descendue en moi en 2009, elle descend en silence de manière subtile et transparente en chacun de nous. Donc ce n’est pas du tout cataclysmique, rien de tout cela ne va se passer ». Nous voilà rassurés.

Mathias Chaillot avec Jean-Wilfrid Forquès