Le Français enlevé au Nigeria détenu par des islamistes d'Ansaru

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UN GROUPE ISLAMISTE REVENDIQUE L'ENLÈVEMENT D'UN FRANÇAIS À RIMI AU NIGERIA

UN GROUPE ISLAMISTE REVENDIQUE L'ENLÈVEMENT D'UN FRANÇAIS À RIMI AU NIGERIA

Le groupe islamiste Ansaru a revendiqué dimanche l'enlèvement de Francis Colump, 63 ans, un ingénieur français travaillant pour l'entreprise Vergnet. Dans un texte envoyé à la presse, Ansaru affirme détenir Francis Colump, âgé de 63 ans, enlevé le 19 décembre par un groupe d'une trentaine d'hommes armés qui avaient attaqué sa résidence à Rimi, près de la frontière avec le Niger. Le chef de l'Etat François Hollande a assuré que tous les moyens seraient mis en oeuvre pour retrouver le ressortissant français qui travaille pour le groupe d'énergies renouvelables Vergnet. « La raison pour laquelle nous l'avons enlevé (...) est la loi créée par le gouvernement qui interdit le port du niqab pour les femmes musulmanes françaises. C'est un déni de nos droits religieux », peut-on lire dans le communiqué signé par le leader présumé du groupe Abou Usamata Ansari. « Et également la participation de la France à la préparation de l'attaque militaire contre des musulmans dans le nord du Mali », ajoute le groupe islamiste. La France a joué un rôle actif ces derniers mois dans la préparation d'une éventuelle intervention militaire dans le nord du Mali occupé depuis mars par des groupes islamistes armés.

Un projet de résolution présenté Paris et autorisant le déploiement pour au moins un an d'une force militaire africaine dans le nord du Mali a été adopté jeudi à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'Onu. La loi sur le voile intégral, évoquée par le groupe islamiste, est entrée en vigueur en 2011 et interdit la dissimulation du visage dans l'espace public. « Nous informons le gouvernement français que nous allons continuer à attaquer (...) des citoyens français partout dans le monde tant qu'il ne changera pas de politique », a prévenu l'organisation qui entretiendrait des liens avec la secte islamiste Boko Haram qui mène une guérilla dans le nord du Nigeria depuis 2009. Une enquête pour « enlèvement et séquestration en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste » a été ouverte à Paris après le rapt de l'ingénieur français. Les investigations ont été confiées à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Outre le prestataire du groupe Vergnet, huit Français sont détenus sur le sol africain, sept au Sahel et un en Somalie.

REUTERS