A Paris, l'ennemi de Kosciusko-Morizet vient aussi de l'intérieur

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Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté jeudi sa candidature à la mairie de Paris. Si l'ex-ministre ambitionne de reprendre la ville aux socialistes, elle va d'abord devoir souder les membres parisiens de l'UMP derrière sa candidature et...

Nathalie Kosciusko-Morizet ambitionne de briser l'hégémonie socialiste à Paris, mais elle aura d'abord à vaincre les rivalités au sein de son propre camp pour pouvoir mener la droite à la bataille des municipales de mars 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Ch

Nathalie Kosciusko-Morizet ambitionne de briser l'hégémonie socialiste à Paris, mais elle aura d'abord à vaincre les rivalités au sein de son propre camp pour pouvoir mener la droite à la bataille des municipales de mars 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Ch

Nathalie Kosciusko-Morizet ambitionne de briser l'hégémonie socialiste à Paris, mais elle aura d'abord à vaincre les rivalités au sein de son propre camp pour pouvoir mener la droite à la bataille des municipales de mars 2014. L'ex-ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy et porte-parole du président sortant pour la présidentielle de 2012 a officialisé ses intentions vendredi, mettant fin aux spéculations sur les têtes d'affiche potentielles à droite dans la capitale, qui est administrée par la gauche depuis 2001.
La non-candidature de l'ancien Premier ministre François Fillon était un secret de Polichinelle, celle du chef de file centriste Jean-Louis Borloo restait à formaliser. C'est désormais chose faite. François Fillon, député de Paris, devrait préciser son dessein de concourir exclusivement à la primaire de 2016 pour l'élection présidentielle de 2017 lors d'un meeting le 26 février dans la salle parisienne de la Mutualité. La voie est donc dégagée, mais la député-maire de Longjumeau (Essonne) doit réduire les résistances au sein de la fédération parisienne de l'UMP, même si elle bénéficie du soutien affiché de 77 élus et délégués parisiens de circonscription, « copéistes » -minoritaires- comme « fillonistes ».

« La victoire est possible, même vraisemblable »

Le souvenir des empoignades de l'automne dernier pour la présidence de l'UMP reste vif et des élus craignent que le scénario ne soit réédité à Paris où la droite est malade de ses divisions depuis la cassure des années Chirac-Balladur (1995). Rachida Dati, la maire « copéiste » du VIIe arrondissement qui s'est portée candidate à la primaire municipale, n'entend pas s'effacer une nouvelle fois, comme elle y avait été contrainte au profit de la candidature de François Fillon dans la 2e circonscription de Paris pour les législatives de juin dernier.
Qualifiant l'entreprise de Nathalie Kosciusko-Morizet de « tourisme électoral », l'ancienne ministre de la Justice dénonce d'ores et déjà un « parachutage » au mépris des Parisiens. Le jeune conseiller « copéiste » Pierre-Yves Bournazel, qui brigue également l'investiture de son parti, s'était élevé quant à lui contre le « putsch » préparé selon lui par NKM.
La fédération UMP de Paris, dirigée par le « filloniste » Philippe Goujon, a décidé que le dépôt des candidatures pour la primaire serait clos le 28 février et que la consultation se déroulerait par vote électronique entre la mi-avril et la mi-mai. Plusieurs élus parisiens critiquent le calendrier et les modalités et craignent une primaire « bâclée ». Jean-Louis Borloo réserve par ailleurs sa réponse sur une participation, ou non, de l'UDI à la primaire. Le député « filloniste » de Paris Bernard Debré a demandé vendredi aux prétendants de ne pas se tromper de combat. « La victoire est possible, même vraisemblable, si notre famille se rassemble très rapidement autour de cette candidature », dit-il dans un communiqué.

P.G avec Reuters