Sarkozy, une conférence à 100 000 dollars pour la banque Goldman Sachs

191 opinions
- +

Invité par la banque d’affaire américaine Goldman Sachs, Nicolas Sarkozy est ce lundi à Londres pour donner une conférence sur la politique européenne. Ce qui devrait lui rapporter environ 100 000 dollars. Une invitation qui fait polémique.

Nicolas Sarkozy est ce lundi à Londres pour donner une conférence sur la politique européenne.

Nicolas Sarkozy est ce lundi à Londres pour donner une conférence sur la politique européenne.

Une conférence à 100 000 dollars. La retraite de l’ex-président Nicolas Sarkozy se passe bien. Mais elle fait polémique. A l’invitation de la banque américaine Goldman Sachs, il donne ce lundi à Londres une conférence sur la politique européenne. Une prestation qui devrait lui rapporter environ 100 000 dollars, soit 77 000 euros. Dans ce colloque, l’ancien chef de l’Etat sera le seul homme politique à parler aux côtés d’économistes.
« Ça pose le problème de la relation incestueuse entre la haute classe politique et le casino financier », a estimé ce lundi matin sur RMC le journaliste Patrice de Plunkett, dénonçant l’attitude de Goldman Sachs, « géant de la spéculation mondiale, qui a aidé la Grèce à camoufler sa dette et a ensuite parié sur sa faillite. Et pendant que l’Europe s’enfonce dans la crise, cette banque affiche 7,3 milliards de dollars de bénéfice ».

« Les présidents de la République en retraite ne sont pas à plaindre »

Et Patrice de Plunkett de poursuivre, sur ces relations ambiguës entre politique et finance : « Les présidents de la République en retraite ne sont pas à plaindre. Si les hommes politiques le font [des conférences rémunérées, ndlr]- Bill Clinton, Tony Blair, Gerhard Schröder - c’est une espèce de contagion, due au fait que depuis les années 90, l’univers de la haute spéculation financière est devenu l’univers dominant dans le monde actuel. Une carrière politique paraît un peu secondaire à côté du monde de la haute finance. Les hommes politiques actuels sont inhibés lorsqu’il s’agit de s’élever contre le milieu financier ».

J.V. avec Jean-Jacques Bourdin