Valls chez Bourdin: «Les Roms ont vocation à rester dans leur pays»

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Manuel Valls est l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi matin sur RMC et BFMTV. Le ministre de l’Intérieur revient sur ses propos polémiques concernant les Roms, la sécurité à Marseille, ou encore le cumul des mandats ?

Manuel Valls est-il allé trop loin ? Invité sur RMC et BFMTV ce mercredi, le ministre de l’Intérieur a choqué, mardi, en affirmant qu’il fallait renvoyer toutes les populations Roms en Roumanie. Manuel Valls a réitéré ses propos, estimant que "les Roms ont vocation à rester dans leur pays et à s’y intégrer". Le ministre a aussi réagi aux questions de sécurité, notamment à Marseille où l’utilisation de drones est envisagée.

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Suppression de 50 sous-préfectures ?

8h56 - Manuel Valls : « Non. Il faut garder une présence de l’Etat en zone rurale, malgré les économies que nous faisons. Peut-être qu’il faudra rationnaliser dans certains départements. Une partie de la France souffre, a un sentiment d’abandon. Mon rôle, c’est montrer que l’Etat est aux côtés des Français ».

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8h56 - Manuel Valls : « On ne va pas commenter ces propos d’après table ».

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8h55 - Manuel Valls : « Redresser le pays dans la situation que nous avons connue, avec de tels déficits, demande beaucoup de courage et d’abnégation. Le président a fixé un cap, avec un objectif, la croissance, la compétitivité pour les entreprises, et inverser la courbe du chômage ».

Des drones pour surveiller des quartiers de Marseille ?

8h53 - Manuel Valls : « Il faut regarder tous les dispositifs. A Mexico, on utilise des drones. Il ne faut jamais s’interdire les technologies. A Marseille, il faut occuper l’espace public, et un travail d’enquête judiciaire pour démanteler les réseaux au cœur de cette guerre ».

Sur le plan anti-cambriolage, présenté ce mercredi

8h52 - Manuel Valls : « Il y aura des équipes renforcées, dédiées. Je ne peux pas en dire plus pour le moment ».

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Sur les Roms

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8h50 - Manuel Valls : « Si les conditions ne sont pas réunies, on ne peut pas le faire. Actuellement, non, on ne peut pas. La responsabilité de ces pays, c’est d’assurer la sécurité à leurs frontières. L’Union reconnaît que ces pays ne sont pas prêts. On verra plus tard, car nous n’avons qu’un souhait, c’est que la Roumanie puisse rattraper ce retard, elle fait des efforts ».

8h49 - Manuel Valls : « Il y a des règles. Nous accueillons des étrangers, travailleurs, étudiants, des réfugiés syriens. Mais ceux qui ne respectent pas le droit de séjour, qu’on soit européen ou d’un autre pays, on a vocation à quitter le territoire ».

8h48 - Manuel Valls : « Il faut démanteler tous les campements, quand il y a une décision de justice et une situation sanitaire ou sécuritaire insupportable. Ensuite, nous procédons à des reconduites à la frontière, il n’y a pas d’autres solutions. Si nous affichons de la fermeté, et avec la fin de l’aide au retour… Nous ne sommes pas là pour accueillir ces populations. Il faut traiter avec humanité ces populations. Nous n’avons pas vocation à accueillir toute la misère du monde, même si on doit y prendre notre part, comme disait Michel Rocard ».  

8h45 - Manuel Valls : « Soit on trouve des solutions d’insertion, mais elles sont limitées, soit ils doivent rentrer chez eux. Nous avons mis fin à une aide au retour qui était au cœur d’un trafic et organisait un véritable appel d’air ».

"Seule une minorité souhaite s'intégrer : des propos choquants ?

8h42 - Manuel Valls : « Mais ça choque qui  ?»
- "Arnaud Montebourg, qui vous demande de corriger", lui répond Jean-Jacques Bourdin.
« Je n'ai rien à corriger. Ces propos ne choquent que ceux qui ne connaissent pas le dossier. »

8h42 - Manuel Valls : « Nous avons tenté des programmes d’insertion, avec des logements. Ces familles, souvent, veulent rester ensemble dans des campements, ce n’est pas possible. Parfois, il y a des mafias qui ont mis la main sur des familles. Elles ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie. »

Difficile de régler le problème des Roms avec l’insertion ?

8h40 - Manuel Valls : « Il y a des projets menés par des villes, en lien avec la Roumanie, pour faciliter l’insertion. Chez nous, il y a des projets, mais ça concerne quelques dizaines de familles. Il y a des familles qui peuvent parfaitement s’intégrer, mais c’est une minorité. Les Roms ont vocation à rester dans leur pays et à s’y intégrer. Les Roms sont prêts à retourner en Roumanie s’ils ont de bonnes conditions d’insertion ».

8h38 - Manuel Valls : « Des maires de gauche, comme à Lyon, Lille ou Roubaix, me demandent d’agir et d’évacuer ces campements qui posent des problèmes majeurs, à la fois aux Roms eux-mêmes, mais aussi aux populations riveraines. A Vaux-en-Velain, les élus de gauche et la population de quartiers populaires ont demandé le démantèlement d’un campement où il y avait trafic, prostitution et violence ».

Les Roms ont-ils un mode de vie différent des notres ?

8h36 - Manuel Valls : « Ils vivent dans des caravanes dans des situations insupportables. Etre de gauche, c’est refuser l’exploitation de la misère et de gamins livrés au chapardage, avec des mafias installées à Sofia ou Bucarest. L’action de l’Etat, c’est de lutter contre ces bidonvilles, cette misère, et cette délinquance ».

Revivez aussi l'émission Bourdin & Co de ce mercredi.

M. Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin