Des fournitures scolaires à bas prix ?

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Des prix qui n'augmentent pas, voire qui baissent. C'est ce qu'a demandé Xavier Darcos à plusieurs grandes surfaces, sur des fournitures scolaires de base. Enquête dans un hypermarché qui a joué le jeu.


Qui dit rentrée des classes, dit fournitures scolaires. Chaque année, c'est la même corvée. Cahiers, stylos, agenda... il faut parer nos enfants des indispensables de l'école. En ces temps de pouvoir d'achat affaibli, la liste de fournitures scolaires essentielles à bas prix voulue par le ministre de l'Education nationale est la bienvenue. Objectif : que les crayons, cahiers, agendas, etc soient vendus au même prix que l'an passé, voir moins cher, pour ne pas agraver la perte de pouvoir d'achat des familles. Fruit de négociations au début de l'été entre Xavier Darcos et plusieurs enseignes, Système U, Carrefour, Auchan, Cora, Leclerc et Intermarché, cette liste est-elle bien présente dans les grandes surfaces ?

Derrière les caisses...

Dans l'hypermarché Système U de Vernouillet près de Dreux, on la trouve « sur une affiche derrière les caisses. En rayons, il n'y a pas de balisage spécifique pour indiquer les produits de la liste Darcos », explique Jery Schoutéteun, le directeur du magasin. Pourtant, il assure que « les clients la regardent attentivement et font leurs courses avec. Sur cette affiche, il y a la liste des articles, le prix 2008 et en référence celui de 2007, ainsi que le pourcentage de baisse. Des baisses qui vont de 3-4 à 14%, notamment le cahier de musique qui est vendu 1 euro 19 cette année, au lieu d'un euro 39. Très clairement, on a rogné sur nos marges. Il y a un engagement moral et vertueux d'appliquer cette liste de prix. De toute façon, elle est affichée, donc on n'a pas le choix. »

Une maman qui contrôle son budget

Sophie est maman d'un petit garçon qui est en primaire et d'une adolescente qui entre en 5ème. Hier soir, elle faisait les courses pour la rentrée, soucieuse de ne pas trop dépenser. Cette année, sa fille gardera son cartable de l'an passé, et son fils devra sans doute renoncer à son agenda « Tokyo Hotel », plus cher qu'un agenda basique. « L'année dernière, c'était à peu près 50 euros, juste pour les fournitures scolaires. Mais il faut y ajouter les tennis, un coupe-vent, un sac de sport... Donc, on n'a pas le choix, on fait attention à ce qu'on dépense, surtout qu'on rentre de vacances ! ».

La rédaction, avec Christophe Bordet