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Bracelets électroniques: ces bugs qui perturbent leur fonctionnement

Les nouveaux bracelets électroniques subissent un certain nombre d'avaries dénoncent les syndicats pénitentiaires. (Photo d'illustration)

Les nouveaux bracelets électroniques subissent un certain nombre d'avaries dénoncent les syndicats pénitentiaires. (Photo d'illustration) - Denis Charlet - AFP

INFO RMC – Les syndicats de surveillants pénitentiaires dénoncent des bugs récurrents depuis le renouvellement du marché public. Les nouveaux bracelets ne seraient pas tout à fait au point. Explications.

Les syndicats de surveillants pénitentiaires dénoncent des bugs récurrents depuis l’arrivée de nouveaux bracelets, fabriqués par Thales. L'industriel a repris le marché national au début du mois de janvier dernier.

Marseille par exemple, selon nos informations, on dénombrerait quatre à cinq pannes par jour depuis le début de l’année, sur un total de trois cents bracelets posés. Et il y aurait les mêmes problèmes à Aix-en-Provence, Nice, Nancy ou Lille notamment.

Alarmes intempestives

En fait, les alarmes censées signaler qu’un condamné n’est pas à son domicile aux heures prévues par sa peine, sonneraient de façon intempestive: les surveillants et les condamnés seraient ainsi dérangés pour rien, ce qui entraînerait à chaque fois un changement de bracelet.

Jean-François Forget, secrétaire général de l’UFAP, syndicat pénitentiaire, connaît bien le problème: "Il y a un certain nombre d’avaries, tant au niveau de la pause elle-même, que de coupures réseau pendant plusieurs minutes, voire plusieurs heures: nous n’avons plus de contact ou de suivi du détenu!"

Manque de personnel

"Quand on rajoute à cela un manque de personnel chronique pour gérer ce suivi-là, cela semble très compliqué de mener une mission de sécurité publique", s’alarme-t-il au micro de RMC.

L’administration pénitentiaire, de son côté, refuse de parler de dysfonctionnements. Elle évoque un temps d’adaptation nécessaire à la mise en place de tout nouveau matériel. Mais selon les surveillants, c'est plutôt la maintenance, mal assurée, qui serait en cause. "Le placement sous surveillance électronique va se développer avec la réforme pénale, donc on ne peut pas continuer comme cela avec ce matériel", conclut Noémie de Carpigny, déléguée CGT pénitentiaire.

C. P. avec Lionel Dian