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233 euros en moyenne et en forte augmentation: clôturer le compte bancaire d'un proche décédé, ça coûte toujours plus cher

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/ - AFP

Clôturer le compte d'un proche décédé coute en moyenne 233 euros pour une succession de 20 000 euros : une somme en hausse de près de 30 % en 10 ans. L'UFC que choisir dénonce ces frais bancaires.

Quand on choisit sa banque, ce n'est certainement pas ce qu'on regarde en premier. Et pourtant, les frais de succession peuvent grimper très vite et avec de fortes disparités entre les agences: 233 euros en moyenne, selon l'UFC-Que Choisir.

Ces 233 euros représentent les frais que les héritiers d'un défunt doivent payer lorsqu'il faut clôturer son compte et servent à couvrir les opérations administratives de la banque, mais sont souvent mal connus des clients. Et ils ont augmenté de près de 30% en 10 ans.

Pour l'association, ces frais sont bien plus élevés que les coûts réellement supportés par les banques. En plus, ils varient du simple au double : de 120 à 500 euros chez les banques passées au crible par l'UFC. Il faut savoir qu'en Allemagne, ces frais sont tout simplement illégaux.

150 millions d'euros d'euros dans la poche des banques chaque année

En outre, ils ont explosé en dix ans: "En comparaison aux mêmes frais bancaires de succession pratiqués en 2012, les chiffres montrent une progression de 28 % depuis, soit trois fois plus que l’inflation sur la période (la palme revenant à BNP Paribas avec une explosion de 263 %)", assure l(UFC-Que-Choisir dans un communiqué.

"C'est une taxe sur la mort et c'est des frais totalement confiscatoires et complètement déconnecté des coûts réellement supportés. Ils viennent ponctionner le pécule des morts, il faut encadrer ces tarifs", assure à RMC Matthieu Robin, chargé de mission dans le secteur financier pour l'UFC-Que-Choisir.

Alors à défaut de faire comme Outre-Rhin, l'UFC-Que-Choisir demande a minima la transparence des banques sur ce que ces coûts représentent réellement: "Il faut qu'une transparence soit faite sur ce que ça rapporte et sur ce que ça coûte pour qu'elle ne vienne pas amputer l'argent chèrement accumulé par les consommateurs de leur vivant et qui est ponctionné sur l'héritage des consommateurs", ajoute Matthieu Robin. Selon les calculs de l'association ces frais seraient à l’origine d’une manne bancaire d’au moins 150 millions d’euros chaque année.

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Justine Hagard (avec G.D.)