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A Marseille, une laiterie urbaine s'installe dans le centre-ville

Madeleine et Audrey les deux fondatrices de la laiterie avaient pour objectif de renouer avec une tradition d'antan et de permettre aux éleveurs d'être mieux payés.

Elles avaient disparu des centres-villes et elles redeviennent tendances. Depuis quelques années, des laiteries ouvrent à nouveau dans les centres des grandes villes: Bordeaux, Paris, Toulouse. Des petits commerces qui proposent des produits locaux, fromages et yaourts, souvent fabriqués sur place.

Dans le laboratoire de sa laiterie, en plein centre-ville de Marseille Madeleine fabrique des desserts et fromages, à partir du lait bio livré chaque semaine par un producteur local.

"Nous on a énormément de client qui nous parle de l’époque où ils arrivaient avec leur petit pot-au-lait, pour aller chercher le lait tous les matins. Donc on s’est dit que c’était trop dommage que ces lieux n’existent plus", explique Madeleine Desportes. 

Avant de se lancer dans la vente de lait et de produits laitier, Madeleine était acheteuse dans le prêt-à-porter et son associée, Audrey était assistante parlementaire. Toute les deux se sont reconverties avec l’ambition de donner du sens à leur activité, comme l’explique Audrey. "Ce n’est pas nous qui avons fixé le prix du lait, c’est le producteur. Notre idée, c’est aussi que les éleveurs puissent mieux vivre parce qu’on les paye correctement", affirme Audrey Emery. 

Plus de respect de l'écologie

La laiterie marseillaise et la formule semble plaire aux Marseillais.

"Il y a le souvenir de l’enfance, il y a le gourmand qui parle avec l’envie des bons produits. Je me dis aussi que c’est plus sain que ce soit produit localement", indique Didier. 

Nicole Richard-Verspieren est la vice-présidente à la chambre de commerce de Marseille. Pour elle, si des laiteries s’installent en ville, c’est que les acheteurs sont à la recherche d’authenticité. "C’est un phénomène de société qui est parti d’une mode et qui devient maintenant une façon de vivre qui soit plus respectueuse des gens et l’écologie", affirme-t-elle. 

Pour ce premier week-end d’ouverture, les deux jeunes femmes ont écoulé tout leur stock de fromages frais.

Margaïd Quioc avec Guillaume Descours