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Acheter ou boycotter? Les jeunes, divisés sur le Black Friday

Vendredi 29 novembre: nous sommes aujourd'hui le dernier vendredi du mois, jours du Black Friday. Plus d'un Français sur deux annonce vouloir en profiter cette année, selon une enquête de l'Observatoire société et consommation pourtant, les actions contre cette opération se multiplient pour sensibiliser sur son impact sur l'environnement.

Acheter ou boycotter? Le Black Friday divise. Cette opération commerciale, venue des Etats-Unis, qui consiste à proposer une avalanche de remises et de prix cassés sur des milliers de produits, connaît un succès grandissant en France depuis quelques années... Mais cette tradition nord-américaine est aussi de plus en plus dénoncée, accusée d'inciter à la surconsommation mais aussi d'être néfaste pour l'environnement.

Plusieurs mouvements appellent à des actions, pour faire de ce vendredi promo un "block friday". Le but des militants écologistes et altermondialistes mobilisés ce vendredi: sensibiliser les passants, notamment les jeunes qui ont du mal à réaliser le lien entre le shopping et ses répercussions environnementales. Y compris des jeunes mobilisés pour le climat.

"On a tendance à acheter beaucoup plus que ce dont on a besoin"

Elles sont engagées dans les associations écolo du lycée, possèdent une gourde pour bannir les bouteilles en plastiques, recyclent… Mais ces deux élèves de terminale ont un péché mignon: "On adore les chaussures", affirment ces lycéennes en chœur. Fatoumata en achète tout le temps: "Tous les trois mois", estime-t-elle.

Et le shopping est une religion, sortie de cours avec sa copine Julia, elle recherche de nouveaux vêtements: "Des chaussures, des pantalons, des tee-shirts, des sweats, que j’ai déjà mais que je n’aime plus. Du coup, il faut se remettre à la mode comme on dit. C’est un peu contradictoire parce qu’on a tendance à acheter beaucoup plus que ce dont on a besoin mais bon après, il faut savoir se faire plaisir aussi".

"Cette surconsommation et cette surproduction est liée à la pollution"

Mais au-delà du plaisir dans les rayons, il y a les milliards de tonnes de pétrole et d'eau brassés par l'industrie textile, rappelle Yohan. L'étudiant de 20 ans va mener des actions de sensibilisation aujourd'hui avec Youth for Climate France.

"Cette surconsommation et cette surproduction est liée à la pollution, il faut juste arriver à l’expliquer aux gens. La génération des Millénials, ont été habitués depuis très jeunes à consommer tout le temps avec des marques de partout. On ne peut pas je pense, porter la responsabilité nous-mêmes mais c’est plus un problème d’ordre systémique".

Il demande aux élus d'interdire la publicité intempestive ou d'obliger les fabricants à utiliser des fibres recyclées.

Nicolas Traino (avec Caroline Petit)