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Après les inondations, le désespoir des agriculteurs de la plaine de l'Argens: "On ne pourra plus se relever à force de tomber"

Après de nouvelles inondations, les agriculteurs de la plaine de l'Argens, déjà touchés en 2010 et 2011, sont désespérés et certains pensent à abandonner leur activité.

Pour rejoindre son exploitation, Stéphane Morféa doit utiliser un kayak. La route a disparu et les champs se sont transformés en lac avec 1 mètre d’eau par endroit. Les plantations de salades n’ont pas résisté: "C'est ravagé, mort. Les bâches sont parties, il va falloir refaire le tunnel et resemer quand on pourra. On va avoir 500.000 euros de perte".

Dans l’entrepôt, les centaines de salades stockées sont invendables et les machines couvertes de boue devront être réparées. Conséquence : l’activité va être stoppée pendant plusieurs mois. "C'est difficile. On ne sait plus quelle est la bonne décision. Repartir si c'est pour retomber encore… On ne pourra plus se relever à force de tomber".

"Si on s'en va, il n'y aura plus rien"

C’est la raison pour laquelle Stéphane a décidé de se présenter aux prochaines élections municipales de Puget-sur-Argens. En priorité: la fin de l’urbanisation à tout va. "Ces gens-là, il faut les remplacer, les virer et il faut travailler. Il faut raisonner en globalité, avec une urbanisation raisonnée, il faut sauver l'agriculture. Si on s'en va, il n'y aura plus rien".

L’objectif pour Stéphane: redonner l’envie à de jeunes agriculteurs de venir s’installer dans la plaine de l’Argens.

Kelly Vargin