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"C’était la panique totale": une famille prise dans l'incendie de Martigues raconte leur évacuation par la mer

Ils sont revenus mercredi sur les lieux du drame pour constater les dégâts. Le cœur lourd, les images de panique encore plein la tête.

Plus de 200 pompiers ont encore passé la nuit dans les zones de forêt autour de Martigues. Là où un incendie a ravagé plus de 1000 hectares dans la nuit de mardi à mercredi. Les pompiers qui disaient mercredi soir que la situation s’améliorait grâce à la chute du vent et la baisse des températures. Mais ils restaient vigilants, notamment à d’éventuels changements de vent.

Près de 2000 personnes avaient été évacuées. La plupart ont pu rentrer soit dans leur maison, soit dans leur camping. Mais certains ont encore passé la nuit dans des lits de fortunes, car des maisons ont brûlé. Deux campings ont aussi été complètement détruits par les flammes. 

Des mobiles homes transformés en tas de taule calcinée, des voitures dont il ne reste plus que la carcasse. Une odeur de brûlé partout dans la zone. Magali et sa famille tenaient à revenir sur ces lieux. Quelques heures plus tôt, ils étaient évacués de leur camping, par la mer. “On a tout perdu sauf la voiture et nos enfants, donc on va être content avec ça”, indique la mère de famille. 

Un traumatisme

Garder le positif. Mais difficile pour les deux enfants, Noam et Mathilde, tous les deux 17 ans, d’oublier ces heures passées à attendre l’évacuation.

“C’était la panique totale. Il y avait les enfants qui pleurait, les gens qui poussaient. C’était un peu l’anarchie. Heureusement nous on ne vit pas ici, donc on a encore nos maisons chez nous, mais bon niveau affaire, on a plus rien”, confie le jeune homme. 

Alors tous ont repris la route de la maison, dans la Sarthe, pour s’éloigner de tout ça.“On veut sortir de là parce que c’est une ambiance vraiment pas top”, assure-t-il. Stéphane, le père, craint les conséquences d’un tel traumatisme.

“On va avoir des stigmates d’un tel événement parce qu’on a peur pour nos enfants, on a peur pour tout le monde. Surtout quand on est dans une fumée très dense, qu’il y a des morceaux de braise qui nous tombent sur les cheveux”, indique-t-il. 

Comme beaucoup, avant de partir, ils tenaient aussi à saluer la solidarité des habitants et le travail des pompiers.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours