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Chèque énergie: le montant "pas assez élevé" selon la CLCV, qui voulait 400 euros

Après les annonces du gouvernement concernant les aides au réglement des factures d'énergie, François Carlier, de l'association de consommateurs CLCV, réagit au micro de RMC.

Le gouvernement a dévoilé mercredi ses mesures pour lutter contre l'augmentation des prix de l'énergie. L'augmentation des prix du gaz et de l'électricité sera plafonnée à 15% en 2023 pour protéger les Français contre la flambée historique des cours. Sans ce "bouclier", les tarifs auraient augmenté de 120% selon le gouvernement.

François Carlier, délégué général de l’association de consommateurs CLCV estime que toutes ces augmentations restent un "coup dur" pour les Français qui vont forcément devoir mettre la main au portefeuille, tout en reconnaissant que ce sera mieux que chez nos voisins européens.

"Ça reste un coup dur pour le pouvoir d'achat. C'est plus de 200 euros d'augmentation par an pour les ménages. Mais cela aurait pu être bien supérieur, comme dans d'autres pays européens où le tarif double parfois. Le gouvernement limite la casse, il faut le reconnaître", salue-t-il, avant de son montrer plus critique du système global du marché de l'énergie.

"On a quand même une flambée folle et anormale des prix de l'énergie, notamment dans l'électricité. (...) On est dans un marché toxique avec des pratiques inadmissibles et préjudiciables pour les consommateurs. On peut se demander à quoi a servi l'ouverture à la concurrence? Les opérateurs alternatifs ont fait parfois n'importe quoi", note-t-il.

"Vrai point noir" sur le fioul et le bois

Un chèque exceptionnel sera également versé à la fin de l'année à 40% des ménages, soit 12 millions de foyers: 200 euros pour les 20% les plus modestes, et 100 euros pour les autres 20%.

"Ils font un chèque pour un nombre important de foyers, c'est plutôt pas mal d'aller jusqu'aux classes moyennes, même si le chèque n'est pas assez élevé. On aurait voulu le double, soit 400€", explique François Carlier, qui note un "vrai point noir" pour le fioul et le bois. "Les aides sont très insuffisantes, la situation n'est pas assez prise en compte, c'est vraiment le point noir", juge-t-il.

J.A.