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Contrôle vidéo en abattoirs: "Monsieur Macron, chiche! Tenez vos promesses en matière de protection animale"

Olivier Falorni, député de Charente-Maritime était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi 18 avril. Associé à une quarantaine d’autres personnalités, il demande à Emmanuel Macron de respecter son engagement en matière de protection animale.

C’était la mesure phare proposée par Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime en janvier 2017: rendre obligatoire le contrôle vidéo dans les abattoirs. Promesse d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, cette proposition a finalement été retirée du projet de loi sur l’agriculture débattu en ce moment à l’Assemblée nationale. A la place, le gouvernement souhaite plutôt mettre l’accent sur la formation et la présence accrue sur place d’inspecteurs vétérinaires.

"Obligé de se mettre hors la loi pour faire respecter la loi"

Pourtant, en janvier 2017, les députés s’étaient largement prononcés en faveur de ce texte. Cette mesure, permettait de caractériser le délit de maltraitance animale dans les abattoirs et sanctionner plus sévèrement.

"Imaginerait-on un gouvernement luttant contre les chauffards et se privant des radars?" dénoncent une quarantaine de députés, de personnalités et d’ONG dans une tribune publiée par Le Parisien. Parmi elles, Olivier Falorni pour qui, il est intolérable "d’être obligé de se mettre hors la loi pour faire respecter la loi", faisant référence aux nombreuses vidéos clandestines tournées dans les abattoirs et dénonçant les violences animales

"Monsieur Macron, chiche! Tenez vos promesses en matière de protection animale". Le député de Charente-Maritime appelle Emmanuel Macron à respecter son engagement. "Qu’il fasse attention parce que ce sont des millions de citoyens qui s’intéressent à la question de la protection animale", a-t-il prévenu au micro de la matinale de RMC.

"Je m’engage à vous aider"

Pour Olivier Falorni, à l’origine du changement de décision du gouvernement, les lobbys de l’industrie de la viande.

"Ce n’est pas une balle dans le pied qu’ils se tirent mais une balle dans la tête. Ils ne mesurent pas combien le consommateur aujourd'hui est en demande d’éthique".

Jean-Jacques Bourdin s’est associé à la colère du député et a lui aussi lancé un appel au président de la République à ce sujet.

"Je m’engage à vous aider. Vous nous tenez au courant de l’évolution du texte. Nous allons interpeller régulièrement le président de la République et le gouvernement. Notamment Monsieur Travers parce qu’il va bien falloir qu’il réponde à nos questions".
Bourdin Direct (avec C.P.)