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Des commerçants demandent l'annulation du "Black Friday", le gouvernement s'estime impuissant

Quatre fédérations de commerçants demandent l'annulation du "Black Friday" mais le gouvernement estime ses moyens d'action limités

Faut-il interdire le "Black Friday" ces super soldes prévues le 27 novembre prochain? C'est en tout cas ce que réclament quatre fédérations de magasins de centre-ville et de centres commerciaux dans une tribune publiée dimanche dans Le JDD

Ces organisations estiment que la fermeture des magasins jugés "non essentiels" pendant ce deuxième confinement les désavantage et favorise les plateformes en ligne. Elles demandent au gouvernement de restreindre les ventes en ligne aux seuls produits de première nécessité.

Aucun moyen d'action sur les promotions exceptionnelles en ligne

Mais le gouvernement semble quelque peu impuissant. La réponse de l'exécutif c'est d'ailleurs que sa priorité n'est pas d'interdire le "Black Friday" mais plutôt de voir si et dans quelles conditions, un certain nombre de commerces pourraient prochainement rouvrir. La décision est attendue jeudi et ce n'est qu'ensuite si besoin, que l'exécutif se repenchera sur la demande des 4 fédérations de commerçants.

Mais en réalité les moyens d'action du gouvernement sont limités. L'interdiction du "Black Friday" en France n'aurait même en réalité aucun sens selon un conseiller du ministère de l'Économie, car rien n’empêchera les personnes intéressées des faire leurs achats sur des plateformes situées à l'étranger. Et la difficulté est double, car si l'Etat peut avoir un impact sur les périodes des soldes, il n'a en revanche aucun moyen d'action sur les promotions exceptionnelles, reconnaît un proche de Bruno Le Maire et encore plus "quand celles-ci arrivent des Etats-Unis et à date fixe".

Jérémy Trottin (avec G.D.)