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Des steaks hachés frauduleux distribués à des associations d'aide aux démunis

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Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, les faits sont susceptibles d'être qualifiés de tromperie en bande organisée.

La répression des fraudes a annoncé vendredi avoir découvert une "tromperie" sur la qualité de steaks hachés distribués par une entreprise française à des associations d'aide aux plus démunis, précisant néanmoins que leur consommation ne présentait pas de risque pour la santé. 

Dans la liste d'ingrédients de ces steaks, dont la distribution a été "immédiatement stoppée": excès de gras, tissus de mauvaise qualité, amidon et soja. 

Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), les faits sont susceptibles d'être qualifiés de tromperie en bande organisée. Ces steaks hachés ont été fournis par une entreprise française s'approvisionnant auprès d'un industriel polonais. Un intermédiaire français a également été identifié. Les noms de ces sociétés n'ont pas été divulgués en attendant que la justice soit saisie. Les dirigeants des deux entreprises françaises ont été entendus par les enquêteurs et les autorités polonaises ont été saisies.

La répression des fraudes, alertée fin mars, a depuis mené une quarantaine de contrôles sur des échantillons concernés, qui se sont tous révélés concluants sur la mauvaise qualité des steaks. Elles montrent néanmoins qu'il n'y a pas de danger pour la santé des consommateurs.

Les steaks ont été distribués à quatre associations (la Croix Rouge, la Fédération française des Banques Alimentaires, les Restaurants du Coeur et le Secours Populaire) dans le cadre d'un marché financé par le Fonds européen d'aide aux plus démunis. 

En 2018, 1.500 tonnes de steaks hachés surgelés ont ainsi été achetées pour un montant de 5,2 millions d'euros.

Dans un communiqué commun, les quatre associations victimes de cette fraude ont annoncé "avoir demandé une compensation financière pour faire face aux frais de stockage engendrés par cette situation".

La rédaction de RMC (avec AFP)