RMC

Deux repas végétariens hebdomadaires à la cantine: "C'est de la barbarie" pour Sarah Saldmann

Anne Hidalgo, la maire de Paris, veut imposer deux repas végétariens dans les cantines gérées par la ville contre un seulement aujourd'hui. Une hérésie pour l'avocate Sarah Saldmann et Olivier Truchot, ce jeudi dans "Les Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story.

À Paris, on a le droit à un repas végétarien par semaine dans les restaurants collectifs gérés par la municipalité. Une initiative mise en place par Anne Hidalgo lors de son premier mandat. Depuis, la mesure s'est généralisé à toute la France avec la loi climat et résilience. Aujourd'hui, la candidate malheureuse à la présidentielle veut garder le monopole de l'initiative végétarienne et plaide pour imposer deux repas végétariens par semaine à la cantine.

"C'est la tyrannie des minorités. Plutôt que de s'occuper de Paris et des trottinettes, on va imposer quelque chose. Cela ne me gêne pas qu'on mette de la verdure en plus, je ne la mangerai pas", assure ce jeudi sur le plateau des "Grandes Gueules", sur RMC et RMC Story, l'avocate Sarah Saldmann.

"Elle devrait d'abord améliorer la qualité nutritionnelle et gustative plutôt que d'imposer deux, trois feuilles de verdure, cela n'a aucun sens. Un jour, c'est déjà trop. Deux, c'est de la barbarie", ajoute-t-elle, très remontée.

"Il y a 2,2% de végétariens en France, donc on veut imposer à nos enfants ce que les Français adultes ne veulent pas pour eux", abonde Olivier Truchot. "On a effectivement la tyrannie des minorités. C'est aussi idéologique, c'est pour faire plaisir aux écologistes", assure-t-il.

"Il faut initier les gens à d'autres formes de menus et de goût"

"Manger deux fois végétarien dans la semaine, ce n'est pas être végétarien", tempère de son côté l'économiste Thomas Porcher. "La consommation de viande doit baisser, c'est un fait. Pour des raisons écologiques et de santé, il vaudrait mieux en manger moins et de meilleure qualité. Ensuite, il y a des bons plats végétariens et je trouve que c'est bien de casser les repas obligatoirement avec telle ou telle viande", ajoute-t-il.

"Aujourd'hui, on achète 20 steaks au supermarché à 1,50 euro et c'est de la viande dégueulasse! Il faut initier les gens à d'autres formes de menus et de goût", plaide Thomas Porcher.

La mairie de Paris entend également passer de 53% d'aliments biologiques et durables utilisés aujourd'hui dans sa restauration collective (contre 8% en 2008) à 100% en 2027, dont 50% produits à moins de 250 km de la capitale.

G.D.