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Deuxième procès de militants antispécistes accusés d'avoir vandalisé des commerces

Ce jeudi à Lille, deux militants antispécistes sont jugés au tribunal de Grande instance pour "violences volontaires en réunion". Ils sont soupçonnés d'avoir vandalisé plusieurs commerces de la ville.

Depuis le début de l'année, c'est le deuxième procès d'antispécistes, ces militants de la cause animale qui refusent la hiérarchisation des espèces. A Lille, une jeune femme de 21 ans et un homme de 31 ans sont jugés ce jeudi pour "violences volontaires en réunion".

Les deux prévenus, qui nient les faits depuis le début de l'enquête, sont soupçonnés d'avoir cassé les vitrines d'une boucherie, d'une poissonnerie, et d'un restaurant à Lille, au printemps dernier. RMC s'est rendue à la poissonnerie "Au Petit mousse", située près des halles de Wazemmes dans la métropole lilloise, la poissonnerie qui a été victime de ces actes de vandalisme.

"Ça fait mal au cœur"

Il y a un an, Albane, la gérante, a découvert un triste spectacle: "C'était complètement étoilé sur les deux vitrines. Ça fait mal au cœur. C'était tout neuf". Cette poissonnière a été la cible de militants de la cause animale. Elle ne comprend toujours pas: "On respecte les saisons de pêche, les modes de pêche. En rayon, on a du bar de ligne. Donc je me suis dit 'pourquoi moi?'"

Si Albane a depuis pris des précautions, l’inquiétude subsiste: "Si je n'avais pas les volets, je me demande si je ne pourrais pas être touchée une deuxième fois. On est obligé de se barricader".

Elle espère donc que ce procès permettra de faire passer un message: "On ne casse pas le matériel de travail des autres parce qu'on n'a pas les mêmes convictions". Dans la famille depuis 3 générations, c’est la première fois que cette poissonnerie est victime d’actes de vandalisme.

Margaux Bede avec Paulina Benavente