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"Dupin Quotidien": comment éviter le gaspillage de papiers cadeaux?

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Durant ces jours de fête, le papier cadeau est une étape obligatoire. Pour cette année, nous allons en jeter plus de 20 000 tonnes à la poubelle alors que la plupart ne sont pas recyclables. Quelles matières privilégier pour éviter ce gaspillage?

Poissons, coquillages et crustacés, les Français sont de gros consommateurs de produits de la mer: nous en consommons 34 kilos par an et par habitant contre 21 kilos en moyenne dans le monde. Mais le poisson que nous achetons a-t-il été pêché de façon responsable ? Selon une enquête de l’UFC Que Choisir publiée ce lundi, c’est loin d’être le cas. 

L’association de consommateur a fait le tour des rayons poissonneries de plus de 1000 grandes surfaces et le résultat est accablant. 86% des poissons sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks où les espèces de poissons sont menacées. L’UFC s’est intéressée à trois poissons dont les Français raffolent: le cabillaud, la sole et le bar. Et c’est le cabillaud qui est le plus souvent pêché de façon non durable (88%) suivi de près par les deux autres (86% et 80%). La méthode de pêché la plus utilisée pour ces trois poissons ce sont des chalut (trois quarts des cabillauds), de grands filets qui ne sont pas du tout sélectifs et qui capturent tout sur leur passage, des petits poissons et même des dauphins tout en abimant les fonds marins.

Qui propose des poissons pêchés durablement ?

C’est l’autre enseignement de cette enquête. Si l’enseigne la plus mal classée est Système U avec 89% de poissons non durables, Cora qui est le moins mal classé, en propose 81% c’est-à-dire que tous les supermarchés, d’Intermarché à Casino en passant par Carrefour, se tiennent dans un mouchoir de poche. Aucun n’a mis en place de politique d’approvisionnement responsable, en tous cas pour ces trois poissons.

Comment faire pour choisir son poisson ?

Pas facile. Il existe un étiquetage obligatoire européen mais cet étiquetage est assez illisible et en plus, il est très mal respecté. Dans deux tiers des cas, les mentions obligatoires sont absentes. L’idéal serait un étiquetage obligatoire qui permette au consommateur de savoir directement si son poisson est issu de la pêche durable ou pas. Mais en attendant il faut éviter d’acheter un poisson quand la méthode de pêche n’est pas précisée (un poisson sur 4). Mieux vaut aussi acheter des poissons issus de méthodes de pêche comme les lignes, les hameçons et les filets, et acheter des poissons dont les stocks sont les plus fournis par exemple du merlan, du hareng ou encore du maquereau.

Dupin Quotidien (avec G.D.)