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"Il va falloir aider les Restos du coeur": +12% de bénéficiaires, 110.000 bébés concernés

La 38e campagne des Restos du coeur s'ouvre ce mardi, dans un contexte de forte inflation. Invité sur RMC et RMC Story, Patrice Douret, président de l'association, dit recevoir 12% de personnes en plus par rapport à la même période l'année dernière. Parmi les bénéficiaires, il y a 110.000 bébés de 0 à 3 ans. Et les Restos du coeur font face à de nombreuses interrogations.

Il y a de nombreuses interrogations et l'avenir est flou, mais une chose est sûre: "Nous n'avons jamais faibli et nous devons faire face", affirme Patrice Doucet, président des Restos du coeur, sur RMC et RMC Story, ce mardi. La 38e campagne de l'association s'ouvre ce 22 novembre et la situation est inquiétante.

"C'est la première fois qu’on a une situation incertaine. On constate une augmentation importante de 12% des personnes accueillies par rapport à la même période, l'année dernière", affirme Patrice Doucet. Parmi les bénéficiaires, les Restos du coeur reçoivent 15% de familles et 110.000 bébés, de 0 à 3 ans. Cette hausse des bénéficiaires s'explique par la hausse des prix et l'inflation.

"Le choc de l'augmentation des prix"

"La difficulté, c’est qu’on sort d’une crise sanitaire dont les effets ne sont pas tout à fait définitifs. Et tout de suite après, pour ces familles dont la situation s’était aggravée, c’est le choc de l’augmentation des prix sur des produits tout à fait essentiels", ajoute le président de l'association.

Des augmentations de prix qui concernent l'alimentation, mais aussi de l'énergie: le carburant, l'électricité, le gaz, nécessaires pour vivre, aller travailler ou se former. "Ce sont des coûts essentiels et le choix est impossible", explique Patrice Doucet.

Les Restos du coeur font face à une "équation à trois inconnues". D'abord, c'est la précarité, "rien n'indique que les coûts vont diminuer". L'inflation devrait même continuer d'augmenter début 2023. Ensuite, il y a la question des ressources des associations. "Je rappelle que nous achetons un tiers de ce que nous distribuons gratuitement, donc nous sommes aussi impactés par la hausse des coûts".

"Il va falloir aider les Restos du coeur"

Enfin, il y a le besoin en bénévoles. "Sans les donateurs et les 70.000 bénévoles qui sont sur le terrain toute l'année, nous ne ferions rien", explique-t-il. Alors la solution est simple: "Il va falloir aider les Restos du coeur avec des financements et en favorisant le bénévolat", dit-il.

Pour le moment, "les dons sont stables, c'est peut-être la chance que nous avons. Cependant, nous ne savons pas de quoi est fait demain car nous avons beaucoup de bénévoles modestes".

Avec la hausse du coût des carburants, la question de l'accès aux dons des Restos du coeur se pose, mais l'association s'adapte. Aujourd'hui, il y a 44 centres itinérants et 34 projets sont en cours. "Nous pourrons les déployer si nous avons plus de bénévoles et plus de moyens".

Pour faire un don d'argent, rendez-vous sur www.restosducoeur.org. Il est aussi possible de faire don d'un ticket-restaurant.

AB