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"Il y a un manque de respect pour le secteur": Jacques Creyssel dénonce l'absurdité de certaines fermetures de magasins pour le troisième confinement

Il regrette notamment l'incohérence dans certaines fermetures comme par exemple celles des magasins de lingeries, ou pour certains articles électroménagers.

Les commerçants "non-essentiels" crient au secours alors qu'ils subissent le troisième confinement. 90 000 petits et grands commerces sont fermés dans les 16 départements confinés.

Et il y a une grande part d’incompréhension. Notamment par rapport aux rayons qui sont autorisés à ouvrir ou pas. Sur RMC, ce mardi matin, Jacques Creyssel, président de la Fédération du Commerce et de la Distribution a rappelé que, par exemple, “les vêtements pour enfant sont interdits à la vente alors que ceux pour bébés sont autorisés”.

Selon lui, ce sont des décisions qui ne sont pas compréhensibles. 

“On est face à une série de décisions qui ne sont pas compréhensibles. On ne veut absolument pas tout rouvrir, mais il faut qu’il y ait des choses claires. Évidemment, la décoration ne peut pas rouvrir, mais le bricolage doit l’être. Par ailleurs, nos salariés ont appris les décisions en venant travailler le matin parce qu’elles ont été prises dans la nuit alors que ce devait être appliqué à 8h. Ça montre un manque de respect assez fort pour l’ensemble du secteur”, affirme-t-il.

Décision à venir pour les boutiques de vêtements

Par ailleurs, après un an d'activité restreinte, les boutiques de vêtements et de chaussures attendent des réponses rapides du gouvernement. Plusieurs options sont à l’étude. La première, permettre aux magasins d'habillement d'écouler leurs invendus lors d'une opération de solde exceptionnelle à la fin du confinement. Le problème, c'est que les gérants de boutiques indépendantes n'y sont pas favorables, car ils ont besoin de leurs marges déjà réduites en temps normal. Et puis ils se voient mal vendre leurs stocks d'hivers au milieu du printemps.

Deuxième option, une compensation financière calculée à partir du surplus d'invendu. Par exemple, si un magasin à 20% d'invendus supplémentaires par rapport à avant la crise sanitaire et ses restrictions, il est indemnisé en fonction.

Ces deux idées ne sont pas incompatibles, elles pourraient être appliquées toutes les deux, assure-t-on à Bercy. La décision devraient être prise dans la semaine pour répondre à l'impatience des fédérations de commerçants, qui ne comprennent toujours pas pourquoi le gouvernement a fait fermer les petites boutiques, qu'elles estiment peu propices aux brassages de population. 

Guillaume Descours