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Impact économique des "gilets jaunes" sur les commerces: "Les salariés sont les premières victimes"

Évelyne Renaud-Garabédian, sénatrice Les Républicains des Français de l’étranger et rapporteure du groupe du travail qui s’est penché sur ces conséquences des manifestations des "gilets jaunes" sur les commerces était l’invitée de Radio Brunet ce vendredi 28 juin.

12.500 sinistres déclarés, 217 millions d’euros déboursés par les assurances: les chiffres de l’impact économique des "gilets jaunes" sur les commerces donnent le tournis. Conséquence immédiate: une baisse de la fréquentation. Et pas seulement le samedi. En moyenne, sur tout le territoire, on compte 30% d'attractivité en moins.

Certains entrepreneurs ont obtenu des reports de paiement mais qui ne sont pas extensibles. Et maintenant que les échéances arrivent, qu’il va falloir payer, la situation ne s’est pas améliorée et le chiffre d’affaire n’est pas reparti.

Si bien que c’est au second semestre 2019 que l’on devrait avoir le plus de cessations ou défaut de paiement, voire procédure de sauvegarde ou liquidation judiciaire.

"Ils ont été traumatisés psychologiquement par ces manifestations"

Mais pour la sénatrice Les Républicains des Français de l’étranger Évelyne Renaud-Garabédian, rapporteure du groupe du travail qui s’est penché sur ces conséquences, les premières victimes de ces manifestations ne sont pas les chefs d’entreprise mais bien les salariés.

"Pour moi, les salariés sont les premières victimes des manifestations des gilets jaunes. Ils ont été traumatisés psychologiquement par ces manifestations, de la violence des évènements. Dans le 8e arrondissement de Paris, des salariés nous ont raconté que des manifestants étaient rentrés avec des tronçonneuses pour piller le magasin. En plus, c’était difficile pour eux d’accéder à leur lieu de travail à cause des transports en commun bloqués".

"Ils ont perdu jusqu'à 1.000 euros par mois depuis 6 mois"

Un traumatisme causé par les violences subies chaque samedi depuis 6 mois mais aussi une perte financière.

"Le second élément pour les salariés concerne leurs revenus. Ils ont eu des baisses de salaire considérables puisque leurs salaires sont en partie en fixe, en partie en pourcentage. Or, quand il n’y a pas de chiffre d’affaire, ils n’encaissent pas. Des salariés des Champs-Elysées m’ont dit qu’ils ont perdu jusqu'à 1.000 euros par mois depuis 6 mois".
Radio Brunet (avec Caroline Petit)