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Inondés, sans gaz, ils voient arriver le froid: "Le matin, il fait 10° dans la salle de bains, ça pique!"

L'arrivée du froid glacial en ce début de semaine est un coup supplémentaire porté sur les victimes des inondations, dont certains ne peuvcent plus se chauffer depuis des jours. RMC a rencontré Philippe, habitant de Lagny-sur-Marne, sinistré et privé de chauffage.

Leur maison est déjà inondée et voilà qu'arrive le froid glacial. Des températures en chute, négatives ce lundi matin, qui rendent encore plus compliquée la vie des sinistrés. Une dizaine de départements étaient encore en vigilance orange crues sur le bassin de la Seine. Car pour certains de ces sinistrés, en plus de vivre les pieds dans l'eau, il faut aussi se passer d'électricité ou de gaz. Le froid qui arrive est une punition de plus.

RMC s'est rendue chez Philippe, à Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne. Le sous-sol de sa maison est inondé et sa chaudière au gaz inutilisable. Il est privé de chauffage et d'eau chaude depuis 10 jours, comme une quarantaine de foyers de la commune. "On est obligés de se débrouiller, on n'a plus d'eau chaude ni de chauffage. Le matin il fait 10° dans la salle de bains, ça pique!".

"La maladie nous guette"

Impossible de chauffer efficacement la maison avec la seule cheminée. Et Avec l'arrivée du grand froid Philippe est encore plus inquiet. "Ils prévoient entre -4 et –6° le matin… La maladie nous guette. Franchement je ne sais pas comment on tient depuis 10 jours. On est assez robustes finalement"., ironise-t-il malgré le dépit et la colère. Ce qui l'énerve le plus, c'est l'absence d'explication de la compagnie de gaz. "Personne ne nous a appelé, personne n'est venu nous voir. On n'a aucun conseil sur ce qu'il faut faire avec la chaudière. C'est un silence absolu de GRDF. Si c'est pour 2 jours on va pouvoir s'adapter mais si ça dure encore 2 semaines il va nous falloir prendre des dispositions parce que c'est épuisant". Epuisant par exemple de se laver avec des seaux d'eau réchauffée sur les plaques électriques.

Si la situation dure, Philippe enverra sa femme et ses enfants chez ses beaux-parents, lui restera pour garder la maison. Il va falloir encore patienter, puisqu'à Paris et en amont et aval de la Seine, la décrue sera lente et devrait s'entamer en ce début de semaine.

P. G. avec Mahauld Becker-Granier