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"L'Etat nous met à poil!": pour protester contre un confinement "injuste", ces commerçants se mettent à nu

Sur ces photos, des hommes et femmes apparaissent torse nu de dos, coiffés d'un chapeau siglé du nom de divers commerces du centre-ville de Boulogne-sur-Mer.

Pour protester contre la fermeture de leurs boutiques en raison du confinement des commerçants de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), se sont fait photographier dénudés par la responsable d'un salon de coiffure de la ville, par ailleurs conseillère municipale PS de la Ville.

"Depuis ce matin, une trentaine de commerçants sont déjà venus se faire photographier, les uns après les autres pour respecter les mesures barrières" a indiqué à l'AFP Hélène Wasselin, gérante du salon Esquisse de Soi et conseillère municipale.

Sous le message, "La Covid nous met à terre! L'Etat nous met à poil", elle a posté des clichés de l'opération sur ses comptes Twitter et Facebook, les autres protestataires devant selon elle relayer également la mobilisation sur les réseaux sociaux. Sur ces photos, des hommes et femmes apparaissent torse nu de dos, coiffés d'un chapeau siglé du nom de divers commerces.

La commerçante a assuré avoir été inondée d'appels de "fleuristes, métiers de bouche, fringues, chaussures, coiffeurs" après que son appel à cette initiative a été relayé par Emeline Hochard, présidente de l'association "Boulogne coeur de ville". Les modalités du confinement sont une "injustice totale", affirme-t-elle.

La fermeture des magasins dits "non essentiels" alimente depuis son entrée en vigueur vendredi la grogne des petits commerçants, et d'élus locaux, car les grandes surfaces restent ouvertes.

Afin de "rétablir l'équité", le gouvernement pourrait décider de fermer "des rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité" dans les grandes surfaces, a indiqué dimanche le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur BFMTV. La fédération de la grande distribution a exprimé, dimanche en fin d'après-midi, son "opposition" à une telle mesure, qui selon elle "manque de justification sur le plan sanitaire" et "compliquerait la vie des Français". Elle demande au gouvernement de "privilégier une réouverture progressive des petits commerces".

La rédaction de RMC (avec AFP)