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"Lamentable de profiter des gens d'un certain âge": un artisan aide un client à se faire rembourser

Il y a trois ans, une voiture a percuté de plein fouet la maison de Joseph, 83 ans, habitant dans l'Orne. Son assureur, qui avait remboursé la moitié du prix des travaux que l'octogénaire avait avancé avec ses petites économies, a traîné par la suite. Heureusement, son artisan a remué ciel et terre pour tenter de réparer l'injustice et a contacté "RMC s'engage pour vous".

Didier, une connaissance de Joseph (83 ans), a contacté l'équipe de "RMC s'engage pour vous" pour nous raconter ses mésaventures, ce dernier étant un peu fâché avec le téléphone et la technologie. Il a réalisé des travaux chez cet octogénaire qui habite dans l’Orne, car il y a trois ans, sa maison a été percutée de plein fouet par une voiture qui roulait un peu trop vite. C’est en rentrant chez lui qu’il constate les dégâts: la porte d’entrée et le mur sont défoncés. Joseph prévient son assurance et fait appel à Didier, un artisan, pour réaliser les travaux. Il y en a pour plus de 9.100€.

Dans ces cas-là, c’est bien l’assurance qui prend en charge. L’assureur de Joseph a d’ailleurs envoyé un expert sur place, qui a constaté les dégâts puis a remboursé la première moitié du devis.

L'assureur avait clôturé le dossier et refusait de rembourser

Sauf que les travaux ont pris du retard à cause du Covid, beaucoup de retard même. La porte d’entrée n’a été livrée qu’en septembre dernier, soit deux ans et demi plus tard. Et au moment de payer les 4.000€ restants à l’artisan, coup de théâtre: l’assureur Pacifica a en fait clôturé le dossier et refuse de rembourser.

Joseph, lui, a bien payé l’artisan avec le peu d’économies qu’il avait de côté. L’entrepreneur a donc décidé de l’aider en retour.

"Il a une petite retraite, pas plus de 1.000 euros par mois. Je trouve ça vraiment lamentable de profiter des gens d'un certain âge. Il y a quelque chose qui m'échappe", souffle-t-il.

Un malentendu en interne

Dans son malheur, Joseph a quand même eu la chance de tomber sur Didier, qui a remué ciel et terre. Et la bonne nouvelle, c’est que ça a marché: moins de 24h après notre intervention, Pacifica a versé ce qu’elle devait à notre retraité, avec six mois de retard tout de même.

L’assureur parle d’un malentendu en interne: un gestionnaire un peu trop zélé qui aurait appliqué une règle de prescription en oubliant que le Covid était passé par là.

Amélie Rosique (édité par J.A.)