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Le cri du coeur d'un patron de bar: "Je reste ouvert quoi qu'il arrive, si je dois finir en prison, venez me chercher!"

Sur RMC, Joël a lancé un véritable appel à l'aide après les nouvelles annonces pour contrer l'épidémie de Covid-19.

Un cri du coeur. Mercredi soir, Emmanuel Macron a annoncé lors d'une allocution télévisée qu'un "confinement" sur "tout le territoire national" serait de nouveau en vigueur à partir de vendredi pour endiguer l'épidémie de Covid-19, dont la première vague avait fait plus de 30.000 morts au printemps.

Parmi les commerces qui devront fermer: les bars et restaurants. Dans son allocution de mercredi, Emmanuel Macron a indiqué que le dispositif de fermeture serait réévalué tous les quinze jours, selon l'évolution de l'épidémie.

Mais, mercredi soir, RMC a rencontré le propriétaire de bars à Paris. Et il a lancé un véritable cri du coeur:

"Il faut arrêter! Nous, on a rien à voir là-dedans, s'agace Joël Alric, des trémolos dans la voix. Nous sommes des restaurateurs, on fait les choses bien.
On reste ouverts! Je reste ouvert quoi qu'il arrive. Si je dois finir en prison, venez me chercher, c'est maintenant! Et je demande à toute la France, à Lyon, à Marseille, à Bordeaux, je demande à toute la France d'ouvrir" a-t-il lancé, très ému. 

20 milliards d'euros supplémentaires

Ce jeudi, face à l'Assemblée nationale, Jean Castex a précisé plusieurs dispositifs pour venir en aide aux secteurs directement touchés par le reconfinement.

Ainsi, le chômage partiel et le fonds de solidarité seront étendus pour soutenir les entreprises pendant le nouveau confinement national, financés par un budget rectificatif que le gouvernement présentera la semaine prochaine, prévoyant une enveloppe de 20 milliards d'euros supplémentaires. Dans le détail, "tous les secteurs faisant l'objet d'une fermeture administrative bénéficieront d'aides pouvant aller jusqu'à 10.000 euros par mois via le fonds de solidarité" et, pour ces mêmes secteurs, "nous mettons en place l'activité partielle avec zéro à charge pour l'employeur" a précise le Premier ministre. 

La rédaction de RMC