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Les restaurateurs obligés de proposer les "doggy bags"... sauf dans certains cas

Dans la restauration rapide, on mange mal selon un rapport dévoilé par l’agence de sécurité sanitaire aujourd’hui.
Faut-il arrêter d’y aller?

Dans la restauration rapide, on mange mal selon un rapport dévoilé par l’agence de sécurité sanitaire aujourd’hui. Faut-il arrêter d’y aller? - Crédit: Pixabay

Chaque matin, à 6h22, Marie Dupin répond en direct à l'une de vos questions, dans "Apolline Matin", sur RMC.

Le "doggy bag", officiellement appelé "emporte-restes" au Québec, ce petit sac qui servait à l'origine à emporter les restes du repas pour le chien, en tout cas c'était le prétexte, d'où le nom... 

Jusqu'à présent, en France, la pratique du "doggy bag" était seulement recommandée aux restaurateurs, mais depuis le 1er juillet, c'est devenu une obligation, inscrite dans la loi. 

Et qu'on le précise tout de suite: non, ça ne marche pas pour les buffets à volonté, la loi le précise, inutile de venir avec un énorme tupperware pour tout rafler.

Mais hormis cette exception, tous les autres types de restaurants doivent désormais fournir au client un contenant réutilisable ou recyclable pour lui permettre de repartir avec la dernière part de pizza ou le tiramisu à peine entamé. Car l'objectif est bien sûr de lutter contre le gaspillage alimentaire.

On gâche quatre à cinq fois plus au resto que chez soi: la restauration collective représente 40% de la nourriture gaspillée en France pour seulement 15% des repas, selon l'ADEME, l'agence publique de la transition écologique.

Il faudra maintenant convaincre les consommateurs, le "doggy bag" n'est pas dans nos habitudes, car traditionnellement les portions sont plus réduites en France et beaucoup de Français trouvent que ça fait radin de demander un doggy-bag, ou que ça pose des problèmes d'hygiène. Il faudra que les mentalités évoluent pour que ça marche.

Victor Joanin avec la rédaction de RMC