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Malgré le début des soldes, les clients se font attendre

Malgré d'importantes promotions, les commerçants ont du mal à attirer les clients dans leurs boutiques.

Épidémie de covid-19 oblige, les soldes d'été qui d'ordinaire débute à la fin du mois de juin ont commencé mercredi dernier, soit près de 3 semaines plus tard qu'en temps normal. Elles se termineront le 11 août prochain. Pour en profiter, certains magasins sont ouverts ce 1er dimanche pour maximiser toutes les chances de rattraper les pertes du confinement. Mais les clients ne sont pas au rendez-vous. 

Mises à part les banderoles criardes collées à travers toute la pièce, -50 -70%, Sandra n'a pas l'impression que les soldes ont commencé dans sa boutique de vêtements. Les promos sont là, mais pas les clients regrette la responsable.

“Cette semaine, il n’y a pas eu beaucoup de passage. Les soldes ont été tardives, le 15 juillet, c’est un peu tard. Les gens sont partis début juillet, fin juin. Et en plus avec le télétravail, ils ne sont pas là”, indique-t-elle.

De grosses pertes à prévoir ?

Naïma et Malika viennent plutôt faire du lèche-vitrine que des achats. “Sincèrement, on est venu pour regarder, c’est tout. Je préfère garder le budget pour les vacances”, confie-t-elle.

Des commerçants de la rue du commerce à Paris qui espèrent que les clients en vacances reviendront dépenser début août. Mais le vendeur de costume Olivier, lui, ne se fait pas d'illusion.

“Juillet-août, pour nous c’est mort. Ca va être entre 50 et 60% de moins. Ils ont la tête à se dire, est-ce que l’école va reprendre en septembre, est-ce que je vais garder mon travail… Tout ça fait qu’on n'a pas de créneaux pour que les gens aient la tête reposée et qu’ils puissent venir faire des achats”, affirme-t-il.

Les commerçants aussi sont préoccupés. Sans aides supplémentaires de l'Etat, les fédérations de professionnels et les syndicats craignent un effondrement de l'activité de 25 à 30% à la rentrée.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours