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Maltraitance animale dans des abattoirs: "On ne peut pas faire autrement"

L'association L214 a dévoilé ce mercredi de nouveaux cas de maltraitance animale dans des abattoirs français. Deux établissements sont cette fois visés: ceux de Pézenas, dans l’Hérault, et du Mercantour, à Puget-Théniers, dans les Alpes-Maritimes. Sur RMC, Robert Velay, le maire de cette dernière commune, réfute toute violence.

"Des images cauchemardesques": l'association L214 a diffusé mercredi, pour la septième fois en quelques mois, des vidéos de mauvais traitements subis par des animaux dans des abattoirs, mettant en cause cette fois-ci deux établissements de Pézenas (Hérault) et Puget-Théniers (Alpes-Maritimes). Filmées en caméra cachée entre novembre 2015 et fin mai, ces vidéos montrent des sévices graves et des infractions manifestes perpétrés sur des bovins, des moutons, des cochons et des chevaux.

On y voit aussi un veau, accroché au rail par la patte arrière, tenter de se relever pendant deux minutes entières, à moitié décapité, la tête dans un bac de sang. Ou encore un mouton qui cherche à fuir, la gorge ouverte et en pleine conscience. Mais Robert Velay, le maire de Puget-Théniers, réfute, ce jeudi sur RMC, toute violence. "Sur les images, on voit effectivement la sacrification des agneaux et des bovins. Mais on ne montre rien de spécial. C'est dans tous les abattoirs. A un moment donné, il faut savoir ce que l'on veut", s'emporte-t-il.

Selon lui, "on ne peut pas faire autrement et il n'y a pas vraiment de la maltraitance": "On ne tape pas les bêtes, on fait les choses comme il faut. C'est fait dans les règles". Pour cet élu, "un animal, c'est un animal. De temps en temps, il n'a pas la réaction que l'on veut". "Avant, on arrivait avec un camion, on donnait un coup de pistolet, un coup de couteau et l'animal, une heure après, était dans le frigo, rappelle encore Robert Velay. Aujourd'hui, on nous fait mettre les animaux dans des stabulations qui ne sont pas les leurs. Il y a l'odeur, il y a ceci, il y a cela… Les animaux sont donc plus stressés qu'avant."

M.R