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Marge, carburant: ce que demande Michel-Edouard Leclerc au gouvernement pour le pouvoir d'achat

Michel-Edouard Leclerc était face à Apolline de Malherbe ce mercredi matin, sur RMC-BFMTV. Il a confirmé que la hausse des prix sur les produits alimentaires, notamment, allait se poursuivre. Mais il va demander au gouvernement de lever l'obligation de vendre ces produits avec 10% de marge minimum.

Hausse des prix de l’énergie, des produits alimentaires… Autant de conséquences de l’inflation qui jouent sur le pouvoir d’achat des Français. Pour lutter contre cette hausse des prix, Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc, a fait deux demandes sur RMC et BFMTV au prochain gouvernement qui sera nommé par Emmanuel Macron.

Il veut tout d’abord que l’interdiction de vendre à moins de 10% de marge prévue par la loi Egalim 2 soit levée.

“En 2018, je ne sais pas par quel tour de passe-passe, c’était peut-être un accord entre certains distributeurs et certains industriels, mais le législateur a pris une disposition qui m’empêche de vendre moins cher. Pour l’alimentaire, quand j’achète 100 euros, je suis obligé de vendre à 110 euros. 10% d’écart, c’est plus que l’inflation. Si j’avais cette liberté de pouvoir vendre 10% moins cher, il est évident que dans cette période d’inflation, on pourrait aider les consommateurs", explique-t-il.

Il assure qu’il avait déjà été surpris par cette disposition quand elle avait été mise en place et que ça ne bénéficie qu’à des groupes de distribution. “Et ça a bénéficié à Amazon parce qu’Amazon a 10% de marge garantie. C’est le seul pays au monde où ça existe. Donc si les enseignes de supermarchés croyaient s’en protéger, elles ont fait les choux gras d’Amazon”, appuie-t-il.

Reporter une partie de la loi climat

L’autre demande que va porter Michel-Edouard Leclerc au gouvernement est de lever ou reporter une disposition contenue dans la loi climat qui prévoit, pour des raisons écologiques, d'interdire à partir de l’été de faire de publicité de prix sur les carburants, parce que ce sont des énergies fossiles.

“Donc je demanderai au premier gouvernement de lever ou reporter cette interdiction qui nous sera faite. Leclerc est le deuxième acheteur de carburant sur le marché français. Mais bien sûr si je fais des rabais, je veux pouvoir le dire. Et cette loi va m’en empêcher”, regrette-t-il.

Pour ces deux demandes, il va attendre que le nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron, réélu dimanche, soit nommé.

Guillaume Descours