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Négociations commerciales entre grande distribution et agriculteurs: sur RMC, le ministre de l'Agriculture réclame plus de transparence et veut sévir en l'absence d'accords

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En pleines négociations commerciales entre distributeurs et agriculteurs, le ministre de l'Agriculture se dit prêt à taper du poing sur la table et brandit la menace de la loi Egalim.

Les négociations commerciales annuelles entre la distribution et les acteurs de l'agroalimentaire patinent. Jeudi, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont évoqué de nombreux signaux "au rouge vif", alors que les discussions pour fixer les prix des produits vendus en supermarché et la rémunération de tous les maillons de la chaîne alimentaire, doivent s'achever d'ici lundi. 

"Toutes ces négociations sont un immense jeu de dupes. Il faut imposer la transparence et faire une négociation tripartite", a plaidé ce vendredi sur RMC le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation sur RMC: "Il faut que nos agriculteurs puissent vivre", a-t-il ajouté. Car la négociation tripartite permet des accords plus équitable, plaident notamment les agriculteurs: "On est tous autour de la table avec les GMS et on négocie directement le prix avec la grande distribution et l’industriel. On aimerait bien que tout le monde fasse ça, jouer la carte de la transparence", plaidait sur RMC Olivier Legrand, producteur laitier dans l’Yonne, président de l'Association des producteurs de lait du bassin Centre.

"Nous sommes d'une sévérité totale"

Cette transparence permet aux agriculteurs de l’Association, d’être rémunérés au juste prix. "On arrive à avoir un prix bien plus équitable avec plusieurs enseignes", a-t-il ajouté.

Mais les acteurs du marché doivent aussi considérer la loi Egalim. La loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (Egalim) mise en place en 2018, vise à rétablir l’équilibre des relations commerciales entre producteurs et acteurs de la grande distribution pour rendre accessible une alimentation saine et durable pour tous les consommateurs et à juste prix. Et les contrevenants risquent de fortes amendes tandis que le gouvernement assure multiplier les contrôles en période de négociation:

"Je suis pragmatique, le président l'a dit cette semaine, faute d'accord on passera par la loi. Nous faisons déjà respecter la loi Egalim, nous démultiplions les sanctions. En six semaines, nous avons fait six mois de sanctions, nous sommes d'une sévérité totale", a assuré Julien Denormandie.
Guillaume Dussourt