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Nouvelle attaque de boucherie par des véganes à Lille: "Qu'on laisse les Français manger ce qu'ils veulent!"

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Des militants anti-spécistes ont de nouveau sévi à Lille cette semaine, visant cette fois-ci une rôtisserie. Vitrine brisée, tags... Les professionnels de la filière de la viande de la ville sont dépités.

Après une boucherie, une poissonnerie et un restaurant spécialisé dans les produits à base de canard, une rôtisserie de Lille a été vandalisée par des militants anti-spécistes dans la nuit de mercredi à jeudi. Bris de vitrine, tags inscrits à la bombe rouge...

Le mode opératoire violent est toujours le même. Avec partout le même message : "Stop au spécisme", cette idéologie qui induit une hiérarchie entre les espèces, en considérant notamment que les êtres humains sont supérieurs aux animaux.

"On essaye justement d'offrir à notre clientèle des produits de qualité"

Victime de cette nouvelle attaque, Emmanuel Goffaux était sous le choc jeudi matin en ouvrant les portes de sa rôtisserie.

"On se dit que ce n'est pas possible. On se dit: 'Mais pourquoi ?' Qu'est-ce qu'on a fait ? On essaye justement d'offrir à notre clientèle des produits de qualité. Du poulet fermier labélisé, élevés dans le respect de l'animal. Pourquoi nous ?"

Après les différentes attaques ces derniers moi survenues à Lille, Emmanuel craignait d'être le prochain sur la liste.

"Tout s'écroule. On peut respecter les véganes, mais qu'ils respectent les non-véganes, les végétariens, les sans-gluten etc..."

"Il faut interpeller ces individus"

Les réparations de cette rôtisserie vont coûter entre 15 et 25 000 euros. Il n'y a eu, pour le moment aucune interpellation. Hélène Natier est présidente de la Fédération Indépendante du commerce de la métropole Lilloise, et aimerait co.

"C'est incroyable que ce soit arrivé autant de fois. Ca commence à faire beaucoup. Il faut interpeller ces individus, et vraiment agir."

La Confédération Française de la Boucherie, Boucherie-Charcuterie, Traiteurs a même écrit au ministère de l'Intérieur. Ils expliquent être "victimes d'intimidation" et écrivent : "De grâce qu'on laisse les Français manger ce qu'ils souhaitent". Ils en appellent donc aux services du ministère de l'Intérieur pour que cessent ces violences de la mouvance végane. 

Charlotte Peyronnet (avec J.A.)