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"On est de plus en plus inquiets": restaurateurs, patrons de bar et discothèques manifestent à Paris pour leur réouverture

Un rassemblement pour demander la réouverture de leur établissement est organisé à 13 heures place des Invalides à Paris.

Patrons de bars, de restaurants et de discothèques une nouvelle fois dans la rue ce lundi. Neuf mois jour pour jour, après les premières mesures de fermetures administratives pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Un "grand rassemblement national et statique" à l'appel de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) et le Groupement National des Indépendants (GNI). Avec les mots d'ordre "#Laissez-nous travailler" et "Nous aussi, nous sommes essentiels". Car pour les restaurateurs notamment, la mise en place ce mardi du couvre-feu constitue une difficulté supplémentaire, dans un horizon bien sombre.

"Avec l’instauration du couvre-feu, l’espoir diminue un peu"

Ils sont nombreux les clients à se succéder au zinc du restaurant d'Alexandre. Café, vin chaud, crêpe... mais à emporter, c'est la règle. Sauf qu'à partir de demain ce ne sera plus possible après 20 heures. Une catastrophe économique pour ce patron.

"Toute cette clientèle va directement rentrer chez elle et n’aura plus le temps de s’arrêter prendre un café. On sait très bien que nous on va également devoir fermer plus tôt et qu’on va perdre une grande partie de notre chiffre d’affaire qui est le soir".

Près de 40% des recettes quotidienne en moins, Alexandre a fait le calcul. Une raison de plus d'aller manifester ce lundi: "Avec l’instauration du couvre-feu, l’espoir diminue un peu. On a l’impression qu’avec le report de l’ouverture des salles de théâtre et des cinémas, nous aussi on sera peut-être reportés. On est de plus en plus inquiets".

"On a envie de travailler parce que ça va repartir"

Un énième rassemblement du secteur, sans nouvelles revendications. Mais un rassemblement indispensable pour autant, explique Marcel Bénezet, président de la branche des cafés bars brasseries et restaurants au sein du groupement national des indépendants.

"On ne veut pas qu’on nous oblige. On veut rester visibles, montrer qu’on existe et qu’on a envie de travailler parce que ça va repartir. J’ai confiance. Mais dans combien de temps et quand, on ne le sait pas. Personne peut nous le dire aujourd’hui".

Marcel Bénezet s'attend à ce que 20 à 30% des restaurants du pays ne rouvrent pas.

Benoit Ballet (avec C.P.)