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"On tricote, tisse, teint, sérigraphie en France!": quand la mode se met au développement durable

Pour réduire la pollution dans le monde de la mode, une entreprise français fait du neuf avec du vieux en produisant localement.

Avec les tonnes de vêtements achetés et fabriqués chaque année, la mode pèse aussi sur la pollution de la planète. Alors que des entreprises du monde de la mode signent ce vendredi à l'Elysée un "fashion pact", à Roubaix (Nord), une enseigne de mode éco-responsable a déjà de l'avance. D'anciens t-shirts, marinières, et pulls, donnent vie à de nouvelles pièces.

"On part d'un jean on le coupe en morceau, on récupère des petits bouts de jean et ensuite le tout passe dans une énorme machine pour transformer ces bouts en fibre grâce auxquels on peut fabriquer de nouveaux vêtements", détaille Christèle Merter, fondatrice de la Gentle Factory. 

La mode éco-responsable c'est aussi favoriser les circuits courts: "On habille la femme et l'homme de la tête aux pieds de la façon la plus responsable possible pour réduire l'empreinte sur l'environnement", ajoute la fondatrice. "On tricote, tisse, teint, sérigraphie en France!".

Acheter moins, un premier pas

Une manière de faire qui a un prix, comptez 35 euros pour un t-shirt mais, la prise de conscience écologique opère même chez les salariés comme Sarah: "J'étais une addict, j'ai fait des études de mode, j'étais à fond et aujourd'hui j'achète moins. C'est déjà le premier pas de se dire qu'on arrête de faire du shopping tous les mois".

Avec 26 postes créés depuis 2012, la formule fait ses preuves, et le marché ne cesse de s'agrandir: "En 2019 on va réaliser 70.000 pièces. On espère multiplier ce chiffre par deux l'année prochaine", espère Christophe Bérard, responsable des achats. L'année dernière l'entreprise a atteint pour la première fois, le million d'euros de chiffres d'affaires.

Alfred Aurenche (avec Guillaume Dussourt)