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Panier anti-inflation: "Une véritable farce, le gouvernement est pyromane" accuse l'UFC-Que choisir

Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, s'est montré particulièrement véhement dans "Charles Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story contre le projet de "panier anti-inflation" du gouvernement.

Le gouvernement va-t-il parvenir à bloquer les prix sur certains produits de première nécessité? Comme l'avait révélé Le Parisien en fin de semaine dernière, le gouvernement a confirmé qu'il travaillait à la mise en place d'un panier d'une vingtaine de produits de grande consommation "que la grande distribution s'engagerait à vendre presque à prix coûtant".

"On est aux prémices des discussions", avait souligné le ministère du Commerce, selon lequel la mise en place du panier anti-inflation passerait plus par des engagements volontaires des distributeurs, que par des dispositions législatives ou réglementaires.

"Le choc inflationniste touche beaucoup les produits alimentaires. C'est dur pour les familles, c'est dur pour les ménages. Il y en a encore pour quelques mois. Et pendant ces quelques mois, regardons si on ne peut pas avoir ce panier", a lancé lundi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur RMC-BFMTV.

"Un micro-panier complètement à côté de la plaque"

Invité de "Charles Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story pour évoquer ce sujet, Alain Bazot, président de l'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir?, ne semble pas convaincu par les premiers éléments de ce dispositif.

"On n'en sait pas plus, mais c'est une véritable farce. 20 produits dans un panier: le nombre est ridicule, il n'est même pas obligatoire et le contenu est discrétionnaire !", tacle-t-il.



Alain Bazot va jusqu'à dire que le gouvernement est "encore une fois" le "pyromane généralisé" avec un "gadget" d'un "micro-panier complètement à côté de la plaque pour régler le problème du pouvoir d'achat".

L'ambition du gouvernement est de trouver des accords avec les grands distributeurs pour au final se mettre d'accord sur une liste de produits d'ici le mois de mars avec, à terme, la mise en place d'un site internet sur lequel les paniers de chaque distributeur seraient recensés.

J.A. et AFP