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Pouvoir d'achat: qui sont les gagnants et les perdants sous le quinquennat d'Emmanuel Macron?

LECHYPRE DU JOUR - Les plus modestes sont les grands perdants du quinquennat d'Emmanuel Macron concernant le pouvoir d'achat. En revanche, tout roule pour les plus riches.

Emmanuel Macron n’a peut être pas été que le président des riches, mais il n’a pas été le président des plus pauvres… C'est une étude de l’IPP, l'Institut des politiques publiques, qui relance le débat sur le pouvoir d’achat: contrairement à celle publiée il y a quelques semaines par Bercy, qui estimait que le pouvoir de tous les Français avait augmenté durant le quinquennat, l’IPP nous dit qu’il a baissé pour les 5% les plus pauvres, de 0,5% environ, alors qu’il a augmenté de 1,6% en moyenne pour l’ensemble des Français et de 2,8% pour les 1% les plus riches…

Comment s’expliquent ces différences ?

Certaines mesures ne sont pas prises en compte de la même façon: la baisse de la taxe d’habitation, par exemple, ou l’effet des hausses de taxes sur le tabac. Ainsi, le niveau de vie des ménages les plus modestes a été grignoté par de moindres revalorisations de certaines prestations et par la hausse des taxes sur l'énergie et le tabac, qui pèsent davantage en proportion de leur revenu que pour les plus aisés.

Une partie des ménages les moins aisés ont eux aussi vu leurs revenus progresser de 2% environ, grâce à la revalorisation de la prime d'activité. Et un résultat incontestable : le travail a payé sous Emmanuel Macron. Tous les ménages actifs sont gagnants sans exception: +3,5% quelle que soit la catégorie sociale, notamment grâce à la bascule des cotisations sociales vers la CSG.

Les dépenses contrainte augmentent pour les plus modestes

Par contre l’augmentation des dépenses contraintes pénalise plus lourdement les plus modestes, selon une toute nouvelle estimation du troisième baromètre Les furets-CSA: celles-ci représentent 1059 euros par mois en moyenne soit 35% des revenus nets moyens. Mais 64% pour les couples avec 2 enfants des catégories pauvres et modestes, contre 40% pour les couples avec 2 enfants en général.

Et c’est toujours le poids du logement qui cause les plus grosses difficultés… Une étude de l'agence Flatlooker montre que la part du loyer dans le budget des Français est passée de 32,5% en 2018 à 34,8% en 2021.

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Emmanuel Lechypre