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Prix du carburant: que faire pour aider les gros rouleurs?

Francis Pousse, président de la branche carburant du Conseil national des professions de l'automobile, et Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CPME, étaient les invités de RMC ce vendredi matin pour évoquer les solutions possibles face à la hausse du carburant.

En raison de la reprise économique et de la guerre en Ukraine, le prix du carburant est toujours aussi élevé. A la pompe, les prix atteignant de nouveau les tarifs observés avant la ristourne de 18 centimes instaurée par le gouvernement. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a souligné jeudi à Evreux que le pays se trouvait face à des difficultés économiques considérables, estimant que "le plus dur est devant nous".

Les prix moyens, même avec la remise du gouvernement frôlent la barrière des 2 euros. "Toujours une barre psychologique très importante chez les automobilistes", confirme Francis Pousse, président de la branche carburant du Conseil National des Professions de l'Automobile. Mais, il ne faut pas céder à la panique assure le gouvernement.

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a appelé les Français à ne pas se précipiter dans les stations-service en cas d'embargo sur le pétrole russe. Elle a assuré que le pays était tranquille pour de nombreux mois et que le gouvernement continuerait à protéger financièrement les consommateurs.

Faut-il une taxe "flottante"?

En revanche, les professionnels commencent à s'inquiéter. "Il faut absolument trouver une solution pour que certains professionnels sortent de l'impasse", assure sur RMC Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la Confédération des Petites et moyennes entreprises.

Il estime qu'il faudra en ce sens prolonger les aides si cette hausse perdure, baisser les taxes ou que plus de professionnels soient concernés par une TICPE "flottante".

"Ca, c'est une solution. Ca permettrait de moduler les tarifs des carburants dans la durée. Il faut fixer un prix considéré comme soutenable". Un avis pas partagé par Francis Pousse qui estime que ça a déjà été essayé et que ça n'a "pas marché". "Les études post-expériences ont prouvé qu'on avait gagné 1 à 2 centimes", relève-t-il.

J.A.