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Quelle évolution pour les tarifs bancaires en 2023?

Les tarifs des banques vont très légèrement augmenter en 2023 selon l'associaiton de consommateurs CLCV.

Les tarifs bancaires ne vont augmenter que très légèrement cette année, selon l'enquête annuelle de l'association CLCV publiée mardi, en deçà du taux d'inflation et conformément aux engagements de la profession pris en septembre dernier.

La facture des "petits consommateurs", calculée sur la base d'un compte détenu par une seule personne utilisant un nombre limité de services, sera stable à 66,96 euros par an (-0,01%), assure l'association Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV).

Evolutions effectives au 1er février

Celles des consommateurs "moyens" et "gros" (deux titulaires, un bouquet de services moyen et important) ressortiront respectivement à 148,76 euros et 208,04 euros, soit une augmentation de 1,24% et 0,89% par rapport à 2022.

Ces évolutions, pour la plupart effectives au 1er février, sont bien moindres que l'inflation, mesurée à 6,2% sur un an en novembre en France d'après les données les plus récentes publiées par l'Insee.

Elles sont également conformes aux engagements de la profession pris le 13 septembre dernier à l'issue de négociations tendues avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire: ne pas augmenter les tarifs bancaires de plus de 2% sur l'année 2023.

"Globalement, les engagements sur la limitation des hausses sont tenus", constate CLCV.

Cette étude "confirme que les banques françaises sont au rendez-vous et participent ainsi, notamment par ce biais, à la défense du pouvoir d'achat des Français", a réagi la Fédération bancaire française (FBF), sollicitée par l'AFP.

Dans le détail, les quelques hausses "sont principalement dues à l'évolution des prix des cartes, des frais de tenue de compte, de l'assurance des moyens de paiement", détaillent les auteurs de l'étude.

Le "coût des paniers de services (...) n'évolue pas à la BNP Paribas, la Banque Postale, le Crédit Coopératif, HSBC et à la Société Générale devenue marque SG", continuent-ils.

Pour les petits consommateurs, l'association constate comme l'an passé qu'une tarification "à la carte" peut être jusqu'à trois fois moins chère qu'un package. Elle note également que les banques en ligne comme Boursorama, Fortuneo ou Monabanq, "affichent toujours des tarifs compétitifs".

Clientèle fragile

L'association pointe par ailleurs la "diminution du nombre de retraits gratuits effectués sur les distributeurs de la concurrence", un marqueur parmi d'autres d'un accès rendu plus difficile à l'argent liquide.

Les banques sont bien au rendez-vous d'un autre de leurs engagements pris auprès de M. Le Maire: ramener le prix de l'Offre clientèle fragile (OCF) à 1 euro par mois contre 3 euros par mois l'an dernier.

Cette offre, souscrite seulement par un client éligible sur six, doit comprendre un certain nombre de services: la tenue de compte, une carte de paiement, la possibilité de retirer ou déposer des espèces, la fourniture d'un relevé d'identité bancaire (RIB), quatre virements mensuels...

Un petit cercle d'établissements va au-delà en appliquant la gratuité: c'est le cas de BNP Paribas, Boursorama, Fortuneo, HSBC ainsi que la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes.

La question de l'identification des clientèles fragiles "reste toutefois entière, les critères n'ayant pas évolué" et restant largement à la main des établissements, souligne l'étude.

CLCV s'arrête enfin dans son étude sur les frais d'incident bancaires, facturés dans la plupart des cas à leur plafond légal, soit 8 euros.

Le comparateur en ligne Panorabanques publiera une étude semblable plus tard dans le mois. Ses chiffres publiés l'an dernier étaient sensiblement supérieurs à ceux calculés par CLCV, puisque le montant moyen était 219,90 euros.

Cette étude annuelle porte sur 118 établissements de métropole et d'outre-mer.

Avec AFP