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Ramassage de fruits sauvages: quelles règles à respecter?

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C’est en ce moment la pleine saison des myrtilles sauvage, vous pouvez en trouver en vous baladant sur le bord des chemins. Mais est-ce qu’on a le droit de les ramasser?

Ce n’est pas interdit, mais ce n’est pas vraiment autorisé non plus. En réalité, c’est toléré, à condition de respecter certaines règles. Concrètement vous ramassez une myrtille au bord du chemin, personne ne vous dira rien. Mais il ne faut pas exagérer.

L’Office Nationale des Forêts précise que la cueillette sauvage est tolérée “si c’est pour une consommation personnelle”. Vous pouvez ramasser de quoi faire une tarte, mais pas de quoi nourrir une colonie de vacances.

Ca c’est pour les fruits et plantes sur le domaine public, si c’est sur une propriété privée, vous aurez en plus besoin de l’accord du propriétaire. Et si vous êtes dans une réserve naturelle, là: pas touche !

Il vaut mieux cueillir des fruits en hauteur, histoire d’éviter qu’un animal ait pu faire ses besoins dessus, si ce n’est pas très ragoutant mais c’est surtout dangereux pour la santé.

Attention aussi de ne pas manger n’importe quoi: si vous n’êtes pas sûrs de ce que vous avez ramassé, le mieux c’est de ne pas y toucher.

Qu’est-ce qu’on risque si on ne respecte pas les règles?

Ca peut coûter cher jusqu’à 45.000 euros d’amende et 3 ans de prison, parce que c’est considéré comme du vol. En fait c’est assez simple à comprendre, si tout le monde se sert, les fruits sauvages peuvent disparaître, et, avec eux, les animaux qui s’en nourrissent. Il faut garder un équilibre pour maintenir la biodiversité.

En fait, la règle qu’il faut avoir en tête c’est de ne pas prélever plus de 10% de ce que vous voyez dans la nature: vous voyez 10 fleurs, vous pouvez en cueillir une.

Des règles pas toujours respectées, qui peuvent même aller jusqu’à un véritable pillage: la semaine dernière des gendarmes ont arrêté 3 personnes dans les Vosges qui avaient cueilli 96 kg de myrtilles dans la nuit. Un trafic pas vraiment juteux puisque le butin est estimé à seulement 1.000 euros... Mais qui risque de donner lieu à une prune bien salée!

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Géraldine de Mori (avec J.A.)