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Le marché de l'immobilier cale au premier trimestre 2022

Après une année 2021 euphorique, le marché immobilier a calé en ce début d'année 2022, avec un énorme coup de frein au mois de mars.

C'est un sérieux coup de froid sur le marché immobilier qui a bel et bien calé au premier trimestre 2022. Chez Orpi, les ventes sont en baisse de 17% par rapport à la même période l'an dernier. Ce coup de frein est assez récent, car les 2 premiers mois de l'année étaient plutôt ultradynamiques, certaines agences parlant même de janvier et février comme des meilleurs mois de leur histoire.

Mais voilà fin février, la guerre en Ukraine a eu un effe​t direct sur les volontés d'achat. À cela s'ajoute la hauteur des prix et la période pré-électorale traditionnellement calme. Bref, le contexte général incite les français à lever le pied sur leurs projets immobiliers...

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Pas de baisse des prix

Malheureusement pour tout ceux qui attendent une vraie baisse des prix pour devenir propriétaire, ce n'est pas encore le cas. Chez Orpi, au premier trimestre on est encore sur une hausse de prix de 6% sur un an au niveau national, et pour cause, même si les ventes baissent on est toujours dans un marché de pénurie de logements. Au sein du réseau on compte en moyenne trois offres d'achat pour un bien mis en vente...

La tendance nationale reste clairement haussière avec évidemment des villes qui continuent de flamber et d'autres qui commence quand même à ralentir. Les chiffres d'Orpi donnent le tournis: les prix progressent encore de plus de 20% sur 1 an dans cinq villes: Vannes (+26%), Toulon (+23%), Nantes (+22%), Montpellier (+21%) et Perpignan (+20%).

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Seule ville avec les prix à la baisse: Paris

La seule ville qui affiche une baisse des prix au 1er trimestre, c'est Paris. Mais cette baisse n'est pas franchement spectaculaire: 2% de baisse sur un an et des prix qui restent pas loin des 10.000 euros donc intouchables pour le commun des mortels.

Dans certaines villes, le rythme de la hausse ralentit, mais c'est loin d'être le retour des bonnes affaires. Les villes où les prix grimpent encore mais moins vite sont Toulouse, Le Havre et Nancy à +2% "seulement".

Il faut tout de même garder un peu de patience car avec la hausse des coûts de l'énergie et le resserrement des conditions d'emprunt, les vendeurs risquent de rapidement devoir adapter leur prix au pouvoir d'achat des acquéreurs.

Marie Coeurderoy avec Orpi (édité par MM)