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Rentrée et mesures barrières: qui va encore télétravailler?

Bientôt la fin des vacances, et le retour au travail. Comment ça va se passer: qui va continuer à télétravailler, qui va retourner au bureau?

Il faut rappeler qu’aux moments les plus durs du confinement, au printemps 2020, il y a eu jusqu’à 1 salarié sur 3 en télétravail à 100%. Ils ne mettaient plus les pieds au bureau.

Beaucoup de patrons et d’experts du travail se sont emballés en annonçant le basculement dans une nouvelle ère du retour au travail chez soi, ce qui est après tout la norme historique. Jusqu’à il y a deux siècles, on habitait et on travaillait sous le même toit.

La réalité, c’est que la plupart des salariés sont déjà retournés sur leur lieu de travail. Puisque selon la Darès, avant les grandes vacances, 4% seulement des salariés télétravaillaient à 100%. Et un quart seulement des salariés télétravaillaient au moins un jour.

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Pourquoi ce retour en arrière?

Parce que le télétravail n’a pas que des avantages, tant pour les salariés que les pour les entreprises.

Ainsi ça coûte 100 euros par mois aux salariés, selon le cabinet Convictions RH. Souvent, ils travaillent plus, sur le temps économisé dans les transports, et ne sont pas moins stressés et fatigués.

Pour les entreprises, c’est un frein à l’innovation qui se fait souvent à la machine à café. Tout récemment, une étude israélienne menée auprès de deux cents start-up : 79% estiment que le travail d’équipe et l’innovation était pénalisé par le télétravail.

Vers quel point d’équilibre se dirige-t-on ?

Côté entreprises, un tiers compte le développer, un tiers ne compte pas le développer, et l'autre tiers... ne sait pas. Les salariés sont plus allants: selon Malakoff Humanis, 80% des Français seraient partants pour un format "2 jours télétravaillés - 3 jours au bureau".

Ca impliquera pour le salarié de travailler différemment: au bureau ne se fera plus que le travail en commun, ca veut dire des locaux 20 à 30% plus petits organisés en espaces de discussion. Ca impliquera pour les boites de manager différemment. 

Moins de contrôle, plus de responsabilisation, ce sera la fin du petit chef, et il n’y aura pas grand monde pour se plaindre.

Emmanuel Lechypre (avec J.A.)